U2P : son président appelle à renforcer la répression policière contre » les voyous » qui pillent les commerces
Le président de l’U2P, Michel Picon, appelle à davantage de répression policière contre les « voyous » qui restent après les manifestations. Selon lui, les autorités ne veulent pas « faire de vagues » et laissent dégrader des biens. Il s’est exprimé auprès de l’AFP.

Michel Picon préside l’U2P, qui regroupe les entreprises et commerces de proximité. Il dit comprendre le mécontentement des jeunes : ceux qui expriment leur inquiétude pour leur avenir, notamment au sujet de leur lycée, « ont raison », et s’ils sont obligés de descendre dans la rue, « il faut accepter ça ».
Son propos porte en revanche sur la suite des événements. Une fois la manifestation terminée, et alors que « les braves gens qui revendiquent leurs droits n’étaient plus dans la rue », ceux qui restent sur place doivent, à ses yeux, faire face à « des méthodes beaucoup plus radicales ». Il ne détaille pas les méthodes qu’il préconise et estime qu’il s’agit de « voyous ».
Le « syndrome Malik Oussekine »
Pour illustrer son propos, Michel Picon évoque le cas de Malik Oussekine. Ce jeune homme est mort en décembre 1986, après avoir été frappé par des policiers en marge d’une manifestation. Son décès avait engendré de nombreuses conséquences, dont la démission du ministre de l’Education d’alors, Alain Devaquet.
« Nous, on a le sentiment d’un « pas de vague », le syndrome Malik Oussekine qui serait susceptible de se reproduire et de déstabiliser l’État », dit-il à l’AFP. Il met en regard ce risque avec un autre : « L’État peut être déstabilisé aussi par une incapacité à faire régner l’ordre et la sécurité », ajoute-t-il.
Il fait état de « l’incompréhension » parmi les adhérents de l’organisation face à « la gestion de ces évènements » par les autorités, jugées trop clémentes avec les casseurs.





