France et Allemagne : un accord se dessine sur l’Industrial Accelerator Act
L’industrie automobile européenne n’est pas encore sauvée, mais un grand pas vient d’être franchi. Selon l’AFP, la France et l’Allemagne ont trouvé un accord politique sur l’Industrial Accelerator Act, après des mois de discussions.
- La France et l'Allemagne ont trouvé un accord politique sur l’Industrial Accelerator Act.
- Le texte impose en 2029 un minimum de 70% de composants européens dans les voitures vendues en Europe.
- L'objectif est de renforcer l'industrie locale face à la montée de la Chine et à la concurrence asiatique.
- Deux camps s'opposaient, mais cet accord facilite le processus législatif européen.

Ce futur texte européen doit imposer un taux de contenu local européen dans certaines industries et dans les marchés publics, à compter de 2029. Concrètement, une voiture vendue en Europe devra comporter à cette échéance au moins 70% de composants fabriqués en Europe.
Cette mesure intervient dans un contexte de montée en puissance industrielle et commerciale de la Chine dans le secteur automobile. L’article souligne que les constructeurs européens n’ont d’autre choix que de s’allier avec leurs homologues chinois pour tenter de rattraper leur retard de compétitivité, tandis que les équipementiers européens sont de plus en plus déréférencés au profit de concurrents asiatiques.
Imposer un taux de contenu local et une obligation de production européenne de certains composants clés, comme les batteries, doit, selon ce raisonnement, assurer le maintien de cette industrie en Europe.
Deux blocs qui s’opposaient jusqu’alors
Si c’est Bruxelles qui pilote ce texte, et dans une autre mesure le Parlement européen, l’accord franco-allemand était une obligation pour avancer sereinement dans le processus législatif européen.
Paris et ses alliés, dont l’Italie et la Pologne, faisaient face à l’Allemagne et aux siens, parmi lesquels l’Espagne et des pays du Nord. Le premier bloc défendait une vision stricte du label « Made in Europe », selon laquelle seule la production dans les 27 pays membres de l’UE pouvait être considérée comme telle.





