Ikea veut supprimer jusqu’à 303 postes en France face à une concurrence » toujours plus forte «
Le géant de l’ameublement Ikea prévoit de supprimer jusqu’à 303 postes en France, dans le cadre d’un plan de transformation destiné, selon le groupe, à faire face à « une concurrence toujours plus forte ». Dans le même temps, 100 postes seront créés.
- Ikea prévoit de supprimer jusqu’à 303 postes en France pour faire face à la concurrence.
- Le groupe crée 100 nouveaux emplois pour renforcer certains services.
- Les suppressions toucheront surtout le siège, les fonctions administratives et RH.
- Ce plan est critiqué comme paradoxal, car l'entreprise reste économiquement solide.

Ikea France indique supprimer « potentiellement un maximum de 303 postes », principalement au niveau de son siège situé en région parisienne ou dans des fonctions administratives. Ces suppressions s’inscrivent dans un plan de sauvegarde de l’emploi. Parallèlement, 100 postes seront créés « pour renforcer les expertises essentielles au développement de l’entreprise ».
Selon Abdel Mekki, délégué central CFDT, le plan touchera principalement les secteurs administratifs, la comptabilité et les ressources humaines. Il dénonce auprès de l’AFP « l’immobilisme » de la direction face à l’émergence d’outils numériques comme l’intelligence artificielle. Il redoute également « un premier jalon avant d’autres suppressions violentes ».
Toujours selon la CFDT, syndicat majoritaire chez Ikea France, le plan prévoit la suppression de 164 postes et le redéploiement de « une centaine » d’autres dans les différentes unités. L’entreprise compte 38 magasins en France, dix ateliers et cinq dépôts. Enfin, « une quarantaine » de postes seront concernés par la signature d’avenants au contrat de travail, selon la même source.
Une décision « paradoxale »
Ikea France emploie plus de 12.000 personnes en France et a enregistré un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros au cours de son exercice décalé 2024-2025. Abdel Mekki juge ce plan « paradoxal » au vu de la santé économique de l’entreprise. Roger Pouilly, délégué syndical central CGT, a réagi auprès de l’AFP en qualifiant la décision de « fort de café ».
Ikea France a précisé à l’AFP avoir engagé le processus de dialogue social, qui suivra son cours jusqu’en mars 2027. La prochaine réunion avec les représentants du personnel est prévue début novembre.
En juillet 2025, plusieurs centaines de salariés d’Ikea s’étaient mis en grève pour dénoncer notamment une « dégradation du dialogue social » avec la direction, sur les questions de rémunération et de conditions de travail. Après une embellie dans le sillage de la pandémie de Covid-19, le marché de l’ameublement est à la peine depuis plusieurs années.





