Création d’entreprises : malgré une économie en berne, la France atteint un niveau record
Les créations d’entreprises ont atteint en septembre leur plus haut niveau depuis le début des mesures de l’Insee, en 2000, indique l’institut. Ce dynamisme tranche avec une économie peu active et un chômage en hausse.

Au total, 119.307 entreprises ont été créées en septembre, en données corrigées des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables. Cela représente une hausse de 1,1 % sur un mois, après un bond de 7,2 % en août, déjà un record. Les créations d’entreprises individuelles classiques ont continué de fortement augmenter (+ 11,6 % après + 10,5 %), tandis que celles de sociétés ont accéléré (+ 5,0 % après + 3,5 %). Les immatriculations de microentrepreneurs, qui représentent les deux tiers des créations, ont en revanche reculé de 1,6 % après un bond de 8,1 % en août.
Par secteur, les créations ont progressé dans le soutien aux entreprises (+ 4,1 %) et dans le commerce (+ 4,0 %). Elles ont en revanche reculé dans l’industrie (- 5,1 %) et dans les transports et entrepôts (- 3,6 %).
Une forte activité dans l’information-communication
Sur les trois derniers mois, le secteur de l’information-communication a été particulièrement actif, avec 55 % de créations supplémentaires par rapport aux mêmes mois de 2025. Chez les entrepreneurs individuels classiques, l’Insee relève également une hausse qu’elle qualifie d’« inhabituelle » sur la même période. Elle est portée notamment par la vente à domicile, avec 3.500 créations supplémentaires.
Depuis janvier, 971.803 entreprises ont été créées en France, soit 13 % de plus que sur les neuf premiers mois de 2025.
Des défaillances toujours élevées
Ce dynamisme contraste avec la conjoncture générale. L’Insee ne prévoit qu’une croissance du PIB de 0,4 % cette année, un niveau bien inférieur à celui des voisins de la France dans la zone euro. Au deuxième trimestre, le chômage a atteint son plus haut niveau depuis 2020, à 8,3 %.
Les défaillances d’entreprises restent par ailleurs élevées. Elles s’élèvent à 70.766 sur douze mois à fin août, soit près de 20 % au-dessus de leur moyenne 2010-2019. La Banque de France attribuait début octobre ce niveau notamment à une « conjoncture dégradée ».





