Cybersécurité : elle devient la première préoccupation des dirigeants dans le monde, sauf en France
La cybersécurité devient la première préoccupation des dirigeants, devant l’incertitude économique mondiale. C’est ce que révèle la dernière édition du Global CEO Outlook de KPMG, publiée jeudi. Les risques liés à la cybersécurité et à la protection des données y sont cités comme la principale menace pour la croissance de leur entreprise au cours des trois prochaines années.
- La cybersécurité devient la priorité mondiale des dirigeants, sauf en France.
- En France, l'incertitude économique reste la principale inquiétude.
- Les entreprises augmentent leurs dépenses en cybersécurité et IA partout dans le monde.
- Les enjeux éthiques et durabilité préoccupent aussi les dirigeants, plus ou moins selon les pays.

Selon cette enquête, 31 % des 1.400 répondants placent ces risques en tête. Viennent ensuite l’incertitude économique mondiale (28 %), puis l’instabilité géopolitique et les pressions réglementaires (26 %). L’étude a été réalisée du 11 août au 21 septembre auprès de dirigeants d’entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 500 millions de dollars (environ 450 millions d’euros). Ils sont issus de douze grands marchés répartis sur l’ensemble des continents, dont 75 dirigeants en France.
Face à ces risques, les entreprises renforcent leurs investissements de protection. À l’échelle mondiale, 45 % des dirigeants déclarent avoir augmenté leurs dépenses consacrées à la cybersécurité et à la résilience numérique.
Une moindre préoccupation en France
En France, la cybersécurité arrive au deuxième rang des craintes, mentionnée par 28 % des dirigeants. Elle se place juste derrière l’incertitude économique mondiale (29 %) et devant les enjeux liés aux chaînes d’approvisionnement (25 %).
Les dirigeants mondiaux se disent confiants dans l’avenir de leur propre entreprise à 84 %, contre 72 % pour les dirigeants français. Ces derniers restent toutefois ambitieux : 69 % d’entre eux anticipent une progression annuelle moyenne de leurs résultats de 3,4 %, proche des 3,6 % attendus dans le monde.
Une priorité : l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle reste un axe majeur d’investissement. Elle constitue une priorité pour 72 % des dirigeants français, contre 60 % l’an dernier, et pour 79 % des dirigeants dans le monde (contre 71 %).
En France, 74 % prévoient d’y consacrer plus de 10 % de leur budget d’investissement au cours des douze prochains mois, un peu plus que la moyenne mondiale de 72 %. Par ailleurs, 67 % anticipent un retour sur investissement dans un délai d’un à trois ans, contre 71 % au niveau mondial.
Les enjeux éthiques liés à l’IA sont en revanche jugés difficiles à gérer par 69 % des dirigeants français et 57 % des dirigeants dans le monde.
Sur le front de la durabilité, 63 % des dirigeants dans le monde déclarent avoir renforcé l’intégration de ces enjeux dans leur stratégie, contre 47 % en France. Aucun dirigeant français ne déclare toutefois avoir réduit ses efforts ou dépriorisé le développement durable cette année.





