Défense antiaérienne : la Suisse devra attendre jusqu’en 2027 pour recevoir ses premiers Patriot
La Suisse recevra « d’ici au milieu de 2027 » les premiers composants du système américain de défense antiaérienne Patriot, a annoncé le ministère suisse de la Défense (DDPS). Cette livraison accuse toutefois un retard.

En 2022, la Suisse a commandé cinq systèmes de défense sol-air de longue portée Patriot, dont la livraison devait s’échelonner de 2026 à 2028. Selon le DDPS, qui s’exprime dans un communiqué, ce retard résulte de la redéfinition, en juillet 2025, des priorités du gouvernement américain en faveur de l’Ukraine, ainsi que de la guerre au Proche et au Moyen-Orient.
La Suisse s’attend désormais à une livraison s’étalant sur cinq à sept ans. Malgré ce contretemps, le gouvernement maintient sa décision d’acquérir le système Patriot. Il estime qu’il n’est pas envisageable, au vu de la situation sécuritaire, d’interrompre ce processus sans disposer d’un système de remplacement.
Le DDPS indique que le gouvernement américain a fait savoir « que la Suisse devrait recevoir, d’ici au milieu de 2027, les premiers éléments du système de défense sol-air Patriot qu’elle a commandé ». Cette première livraison comprendra « une unité de feu composée d’un radar, d’un lanceur et des équipements connexes ».
La Suisse diversifie ses fournisseurs
Le DDPS a par ailleurs obtenu l’accord de Washington pour que la Suisse puisse acquérir les systèmes Patriot directement auprès du fabricant, et non plus par l’intermédiaire du gouvernement américain comme c’était le cas jusqu’ici. Cette possibilité reste « sous réserve toutefois de l’approbation du Congrès américain ».
En juin, le gouvernement suisse avait annoncé qu’il négociait avec des fabricants français, israéliens et sud-coréens en vue de l’acquisition d’un système de défense sol-air de longue portée supplémentaire. Il a indiqué avoir depuis restreint sa sélection à deux systèmes : le Barak MX (Israël) et le SAMP/T NG (France).
Le choix final reposera, a-t-il été précisé, sur « des aspects non seulement techniques, militaires, liés à l’armement et à la politique de sécurité, mais aussi des aspects relevant de la politique étrangère et de la politique économique ».





