Euronaval : les entreprises israéliennes ne pourront exposer que des équipements de défense antiaérienne et antimissile
Le salon Euronaval, qui se tiendra à Villepinte du 3 au 6 novembre, accueillera des exposants israéliens sous conditions. Les organisateurs ont indiqué avoir été informés d’une décision du gouvernement français d’autoriser ces entreprises « dans un cadre très défini et restrictif ». Le salon biennal, qui se déroule au nord de Paris, est présenté comme le plus grand salon naval de défense au monde.

Le cadre fixé par Paris concerne les exposants non gouvernementaux israéliens. Selon Guillaume Merveilleux du Vignaux, commissaire général d’Euronaval interrogé par l’AFP, ces derniers ne pourront présenter que « du matériel et des équipements exclusivement dédiés à la défense antiaérienne, antimissile et antibalistique ». Il précise que le gouvernement israélien ou ses représentants ne participeront pas au salon.
Des équipements exclusivement dédiés à la défense antiaérienne, antimissile et antibalistique
Le responsable indique qu’« une petite demi-douzaine d’exposants israéliens » se sont inscrits. Les organisateurs entendent se mettre en lien avec eux « pour s’assurer qu’ils respectent les directives » fixées par le gouvernement français.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte de tensions qui touchent les salons de défense en France depuis 2024. Paris a alors écarté ou restreint l’accès des entreprises israéliennes liées à la guerre à Gaza. Au salon aéronautique du Bourget en 2025, des bâches noires avaient masqué des armes offensives israéliennes, ce qui avait provoqué la colère d’Israël, qui dénonçait une discrimination.
Des restrictions déjà appliquées à Eurosatory
Au salon Eurosatory, consacré à la défense et à la sécurité, la restriction aux équipements antiaériens et antimissiles a conduit, en juin 2026, à la fermeture de 12 stands israéliens. L’État hébreu a de nouveau fait part de ses protestations.
Euronaval devrait réunir cette année 700 exposants, contre 500 il y a deux ans, a souligné Pierre Éric Pommellet, PDG de Naval Group et président du Gican, le groupement des industries navales françaises.





