Fabien Roussel rêve de » renationaliser » TotalEnergies
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle, vient de renvoyer à Sébastien Lecornu un courrier cosigné par les présidents des groupes communistes de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le texte, arrivé sur le bureau du Premier ministre début mai, réclame « des mesures de long terme pour protéger l’emploi, notre industrie et décarboner l’économie ». Il avance aussi des propositions chiffrées sur le financement et l’énergie.

Un fonds de 500 milliards d’euros
La première proposition est la création d’un fonds de 500 milliards d’euros « pour une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays et les services publics ». Ce fonds serait alimenté par des avances à taux zéro du pôle public bancaire existant, en l’occurrence le groupe Caisse des Dépôts et Consignations, « sur la base de critères sociaux et écologiques ». Il permettrait notamment de financer le développement de l’emploi et de la formation, au service d’un plan climat et des filières stratégiques.
Ce plan climat serait co-construit avec des ingénieurs et des industriels, afin d’évaluer les besoins en énergie et d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Il a été présenté le 7 octobre par Amar Bellal, professeur agrégé de génie civil, invité au titre du PCF au colloque de France Renouvelables, qui se présente comme le lobby des énergies renouvelables (EnR) et du stockage électrique. Ce proche de Fabien Roussel a détaillé les chiffres avancés : « La production d’électricité va doubler. La production d’EnR représentera 400 térawattheures (TWh) en 2050, la moitié en solaire et en éolien. L’autre moitié avec le nucléaire. »
20 EPR2 et 12 SMR d’ici 2050
Sur le volet nucléaire, le plan prévoit de mettre en service vingt réacteurs EPR2 et douze petits réacteurs modulaires (SMR) d’ici à 2050. Ces équipements constituent la seconde moitié de la production d’électricité envisagée, les énergies renouvelables assurant l’autre.
Baisse des taxes et budgets des collectivités
À court terme, Fabien Roussel demande une baisse de la TVA ainsi que des taxes sur l’essence, l’électricité et le gaz. Cette mesure concernerait les ménages, les entreprises et les collectivités. Le courrier réclame également l’absence de ponction sur le budget des collectivités dans le PLF 2027, ainsi que des dotations a minima indexées sur l’inflation. L’objectif affiché est de dégager des budgets supplémentaires pour rénover les bâtiments scolaires.





