Gérald Darmanin estime qu’Édouard Philippe est menacé de ne pas atteindre le second tour
À 200 jours de l’élection présidentielle, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, affiche un soutien réservé à Edouard Philippe. Invité de BFMTV/RMC, il a estimé que son candidat « est en danger pour être au second tour » et il a écarté l’idée d’une primaire à droite et au centre.

Depuis l’ouverture de la compétition élyséenne, Edouard Philippe est sans doute le prétendant qui a recueilli le plus de ralliements à droite comme au centre. Gérald Darmanin lui apporte son soutien depuis la fin août, mais cet appui demeure très discret, y compris lorsqu’il s’agit d’évoquer les difficultés de son candidat.
Proche d’Edouard Philippe, le ministre a pourtant insisté sur ce risque. « Edouard Philippe n’est pas tout à fait capable de se qualifier au second tour, c’est un danger pour nous et pour lui », a-t-il estimé. Le candidat peine en effet dans les intentions de vote. D’après une enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro, Sud Radio et LCI, publiée le 20 octobre, Edouard Philippe a perdu 6 points sur trois semaines.
Le refus de la primaire
Autrefois favorable à une primaire, Gérald Darmanin fait valoir que « tout le monde l’a refusée à l’époque ». Il affirme désormais, en accord avec son candidat, que « on est à 200 jours de l’élection présidentielle, on n’a plus le temps ».
Sur le plateau du « 20 Heures » de TF1, le prétendant Horizons a de nouveau refusé cette compétition. Persuadé qu’elle « n’aura pas lieu », il estime que « c’est une primaire de la division et de la confusion ».
Le ministre de la Justice appelle à « se rassembler derrière Edouard Philippe ». Il juge par ailleurs les prétendants Gabriel Attal (Renaissance) et Bruno Retailleau (Les Républicains) « pas du tout capables » de se qualifier au second tour.





