Défense : Édouard Philippe juge « bonne » la hausse des moyens depuis 2017 et plaide pour un pilier européen de l’Otan
Édouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle, a estimé jeudi que l’effort de défense de la France ne devait pas être « relâché », ni sa coopération avec les alliés de l’Otan. Il a déploré les velléités de certains candidats de sortir de l’Alliance atlantique.

Dans un monde dangereux, a-t-il expliqué, « il est préférable d’être un peu plus fort qu’un peu trop faible ». Il juge donc « une bonne décision » celle prise par l’ensemble des gouvernements successifs depuis 2017 d’augmenter les moyens de la défense nationale. « Je ne crois pas que l’effort doive être relâché à l’avenir », a-t-il déclaré en marge d’un déplacement au salon Euronaval, à Villepinte, près de Paris.
Pour les équipements, il met en avant la dissuasion nucléaire, dont la « modernisation » est, selon lui, « indispensable ». Elle constitue « un des piliers de notre défense », et « il ne faut en rien la fragiliser ». Il souhaite également « massifier notre armement conventionnel », « développer des nouvelles technologies » et innover, ce qui, selon lui, « demande des moyens ».
Quelle place pour la France dans l’Otan ?
Concernant la marine, Édouard Philippe appelle à « une présence à la mer accrue », avec un modèle « à au moins 18 frégates », contre une quinzaine prévues à partir de 2030. Il a ensuite visé ses rivaux Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui figurent au second tour selon de récents sondages, et qu’il qualifie de « partisans d’un retrait des structures de l’Otan » ou d’un « retrait partiel » de ces structures.
« Nous avons besoin de prendre toute notre place dans l’Otan et de contribuer à la création d’un pilier européen de l’Otan », a-t-il plaidé. Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, est favorable à une sortie de l’Otan. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, plaide quant à elle pour un retrait du commandement intégré de l’Otan, mais seulement en temps de paix.
Édouard Philippe a rappelé que Marine Le Pen « nous expliquait en 2014 qu’il fallait sortir de l’Otan », puis, juste avant l’agression russe en Ukraine, que « jamais la Russie n’attaquerait l’Ukraine ». Selon lui, elle « explique encore » qu’il faut « partir du commandement intégré ». Or, a-t-il ironisé, « sur un bateau, quand vous avez un pied dehors, un pied dedans, généralement vous vous cassez la gueule ».





