Artisanat de France
  • Achats
    • Fournitures
  • Aménagement
    • Mobilier
    • Sécurité
  • Commercial
  • Informatique
  • Communication
    • Evenementiel
  • Gestion
    • Juridique
    • Administratif
  • Ressources Humaines
    • Formation
  • Services

Artisanat de France / Gestion / Christine Lagarde : libérée par la BCE, peut-elle devenir le « messie » du bloc central ?

Christine Lagarde : libérée par la BCE, peut-elle devenir le « messie » du bloc central ?

  • La rédaction
  • 31 Oct 2026
  • Gestion

La démission de Christine Lagarde de la Banque centrale européenne pourrait-elle offrir une solution au bloc central avant la présidentielle de 2027 ? Alors qu’Edouard Philippe et Gabriel Attal peinent à relancer leurs campagnes, certains observateurs y voient une possible troisième option. En narration, on appelle cela un Deus Ex Machina : une solution miraculeuse qui surgit pour sauver une situation jugée désespérée.

Christine Lagarde : libérée par la BCE, peut-elle devenir le « messie » du bloc central ?



Les deux candidats déclarés enchaînent les mauvais sondages. Longtemps favori pour accéder au second tour aux côtés de Marine Le Pen, Edouard Philippe se voit même systématiquement dépassé par Jean-Luc Mélenchon. Dans ce contexte, la « libération » de Christine Lagarde pourrait changer la donne dans un camp qui cherche de plus en plus une troisième tête.

Un profil solide, mais peu flamboyant

Alexandre Eyries, enseignant-chercheur HDR en communication politique à l’université catholique de l’Ouest, lui reconnaît une grande expérience : présidente du FMI puis de la Banque centrale européenne, elle est, selon lui, une économiste de haut niveau, connue internationalement. Ce profil pourrait peser dans une campagne où la dette, les finances publiques et le déficit devraient occuper une large place. « Ce sont des dossiers qu’elle maîtrise parfaitement et sur lesquels elle a énormément de compétences », souligne-t-il. Son ethos « trop sérieux et froid » pourrait même devenir un atout pour 2027.

L’économiste Sylvain Bersinger tempère toutefois cette lecture. Selon lui, Christine Lagarde a « incontestablement fait le travail », au FMI comme à la BCE, mais elle « n’a pas brillé, positivement ni négativement ». « On ne retiendra aucune mesure ou aucun coup d’éclat de ses bilans », ajoute-t-il, à la différence de Mario Draghi, qui avait ensuite réussi à transformer son parcours en présidence du Conseil des ministres italien.

Les limites du bloc central

Alexandre Eyries estime que, comme Edouard Philippe ou Gabriel Attal, Christine Lagarde pourrait avoir du mal à s’imposer face aux propositions « démagogiques mais alléchantes » des blocs RN et LFI. Comment vendre du rêve face à un smic à 1.700 euros ou à une retraite à 60 ans ? Sylvain Bersinger anticipe pour sa part un programme « à mi-chemin » entre ceux de Philippe et d’Attal, proche de celui d’Emmanuel Macron, qu’il qualifie de « libéralisme modéré de centre droit ».

Cette offre ne semble pas, pour l’instant, convaincre les électeurs, dont une partie est lassée après dix ans de macronie et une fin de règne poussive. Alexandre Eyries rappelle aussi que la macronie, surtout pendant son premier mandat, a montré que « parachuter des membres éminents de la société civile dans la politique a été un échec ».

Une campagne à risque

Reste une inconnue majeure : sa capacité à mener une campagne présidentielle, dans un climat annoncé comme particulièrement violent. Christine Lagarde n’a à son actif que trois expériences ministérielles et n’a jamais mené de campagne personnelle, ses postes lui ayant toujours été confiés par nomination. Face à Mélenchon et Le Pen, « deux routards » de la vie politique, son inexpérience pourrait peser.

L’histoire récente offre plusieurs exemples de techniciens réputés pour leurs dossiers mais en difficulté sur le terrain, comme Raymond Barre en 1988, Édouard Balladur en 1995 ou Lionel Jospin en 2002. Un député macroniste s’interroge : « Pourquoi réussirait-elle mieux sa campagne que Philippe ou Attal alors qu’elle a encore moins d’expérience qu’eux ? » Il conclut : « Il faut envisager d’autres options. Tout est bon à prendre vu le climat morose. Mais Lagarde, ce n’est pas l’idéal. »

Une tête d’affiche du RN a préféré ironiser : « Si Christine Lagarde est la solution miracle du bloc central, alors on peut encore dormir tranquille longtemps. »


Suivez-nous sur Google News

  • Philippe Chalmin estime que « l’État français ne pouvait pas laisser filer une telle pépite »
  • Glucksmann accuse La France insoumise d' "organiser une hostilité" contre sa campagne
  • Comment utiliser les médias sociaux pour se faire connaitre : 11 conseils simples
← Article précédent Article suivant →
  • Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
  • Bonbons : les Français engloutissent plus de 160 millions d’euros par an
  • Défense antiaérienne : la Suisse devra attendre jusqu’en 2027 pour recevoir ses premiers Patriot
  • Russie : comment des centrales nucléaires flottantes pourraient alimenter l’Afrique en électricité
  • États-Unis : la licence de la compagnie serbe NIS est prolongée jusqu’au 11 décembre malgré les sanctions liées à la Russie
Partenaires
  • Actualités Business
  • Rachat de crédit

© 2026 Artisanat2France