Bruno Retailleau juge qu’il faudra une primaire à droite et au centre
Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à la présidentielle de 2027, juge qu’une primaire sera nécessaire « sans doute en début d’année » pour départager les candidats déjà en lice à droite et au centre. Il s’exprime alors que ces derniers peinent à s’imposer dans les intentions de vote, et qu’Edouard Philippe a réitéré son refus de participer à une primaire.

Une primaire jugée nécessaire
« Je pense que telles que se dessinent les choses, il faudra une primaire sans doute en début d’année », a affirmé Bruno Retailleau sur BFMTV. Il se rallie ainsi à l’appel à une primaire ouverte de la droite et du centre lancé par David Lisnard au printemps, puis repris par Gabriel Attal. Le sénateur vendéen reconnaît toutefois que la situation ne correspond pas à ce qu’il attendait : « J’imaginais que les sondages pouvaient nous départager. Ce n’est pas parti pour ça ». Selon sa lecture du sondage Ifop pour LCI, « on est tous en dessous de 10% », de sorte qu’aucun des quatre candidats en lice ne parviendrait, selon lui, à éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Jusqu’ici, Bruno Retailleau ne se disait pas opposé à une primaire, mais estimait sa tenue impossible en raison du refus d’Edouard Philippe d’y participer. Il considère désormais que ce dernier « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter ». Candidat d’Horizons, Edouard Philippe a pourtant de nouveau refusé cette idée, alors qu’il est considéré dans les sondages comme le candidat le mieux placé à droite et au centre.
Bruno Retailleau plaide pour une primaire qui l’opposerait aux candidats déjà déclarés : Edouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance) et David Lisnard (Nouvelle Energie). « Il faut des débats où on puisse aller au fond et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre », a-t-il ajouté. Il exclut par ailleurs une éventuelle participation de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche, au motif que « l’on ne va faire pas du en-même-temps ».
Des débats thématiques proposés
En attendant la décision d’Edouard Philippe, Bruno Retailleau veut organiser, avant la fin de l’année, trois débats « sur trois chaînes différentes ». Le premier porterait sur le pouvoir d’achat, le deuxième sur le régalien et le dernier sur l’écologie. Le patron des Républicains justifie cette initiative : « En attendant, car je vois bien qu’Edouard Philippe ne le souhaite pas, au moins qu’on éclaire les Français et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences ».





