Gifi, en grande difficulté, demande son placement en redressement judiciaire
L’enseigne de bazars Gifi, qui emploie 6.000 personnes en France, va demander l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire afin de poursuivre son activité. La décision a été annoncée aux salariés par Patrick Puy, président du directoire du groupe. Elle fait suite à des difficultés rencontrées ces derniers mois.
- Gifi demande un redressement judiciaire pour continuer ses activités.
- Les emplois ne seront pas immédiatement transférés ou supprimés.
- Les difficultés proviennent d’échecs informatiques et de la concurrence accrue.
- L'entreprise cherche à céder certains magasins pour se redresser.

Dans une lettre consultée par l’AFP, le dirigeant explique que « le marché s’est nettement dégradé au cours de l’été et GiFi n’a pas été épargnée ». Il justifie la démarche par la nécessité de « protéger l’entreprise et poursuivre son activité », et indique que la société a décidé de solliciter l’ouverture de cette procédure « auprès du tribunal compétent ».
« Aucune conséquence immédiate sur l’emploi »
Sur le plan social, Patrick Puy assure que le redressement judiciaire n’entraînera « par elle-même, aucune conséquence immédiate sur l’emploi », et qu' »aucun nouveau PSE n’est engagé à ce stade ». Il a tenu à rassurer les équipes : « Nos magasins restent ouverts. L’activité se poursuit. Vos contrats de travail sont inchangés ».
Nommé récemment à la présidence du directoire, Patrick Puy doit désormais engager les démarches auprès du tribunal compétent pour obtenir l’ouverture de cette procédure.
Des difficultés qui remontent à 2023
Basée à Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, l’enseigne, fondée en 1981, connaît des difficultés depuis l’échec d’un changement de système informatique en 2023. Ces difficultés ont été aggravées par la concurrence d’Action, de Maxibazar et de Temu.
En 2025, Gifi avait envisagé de supprimer 5 % de ses effectifs, avant de suspendre ce projet. L’entreprise a depuis engagé des discussions avec Grand Frais pour lui céder une trentaine de ses quelque 500 magasins.





