Grève du 5 novembre : trafic légèrement perturbé en TGV, mais plus touché en TER, Intercités et RER
Une journée de mobilisation pour le pouvoir d’achat doit réunir, pour la première fois depuis la rentrée, salariés du privé, fonctionnaires et retraités. Le 5 novembre, les transports seront perturbés, en particulier à la SNCF, où les quatre syndicats de la compagnie ferroviaire ont appelé ensemble à la grève.

La CGT Cheminots, Sud Rail, l’Unsa Ferroviaire et la CFDT ont déposé un préavis de grève du 4 novembre à 19h au 6 novembre à 8h, couvrant ainsi le jour du voyage inaugural du TGV M. Pour la première fois depuis le mois de juin, les quatre organisations agissent de concert.
La SNCF prévoit un trafic TGV « légèrement perturbé », et « perturbé » sur la plupart des autres lignes, notamment les Intercités, les TER et les Transiliens en banlieue parisienne. Les RER exploités par la SNCF seront également touchés. SNCF Voyageurs précise que les clients dont le TGV ou l’Intercités est supprimé seront recontactés et pourront bénéficier, sans frais, d’un échange ou d’un remboursement de leur billet.
Les revendications salariales des syndicats
L’intersyndicale dénonce « le déclassement social » des cheminots et des salaires jugés trop bas dans un contexte inflationniste. Elle réclame des mesures salariales pour compenser « l’augmentation du coût de la vie » : une hausse de 2,6 % pour tous, demandée par l’Unsa Ferroviaire, tandis que Sud Rail réclame 400 euros de plus par mois. Les organisations demandent aussi des négociations sur les conditions de vie et de travail, l’unité sociale du groupe et davantage de recrutements.
Les syndicats estiment que le groupe « a les moyens » de accorder ces hausses, avec notamment 1,2 milliard d’euros de bénéfices au premier semestre. « Le groupe sait répercuter l’inflation sur le prix de ses prestations, il doit également prendre en compte ses effets sur le pouvoir d’achat de ses salariés », affirme l’Unsa Ferroviaire. Sud-Rail, de son côté, dénonce un « mépris ».
La direction annonce une prime de 400 euros
À l’issue d’une réunion avec les syndicats, la direction a proposé des mesures supplémentaires à celles annoncées après la grève du 10 juin. Elle prévoit le versement d’une prime de partage de la valeur de 400 euros à la fin du mois de novembre, une revalorisation de 5 % des allocations frais kilométriques, ainsi qu’une hausse des allocations de dimanche, de fêtes et de nuit. Les prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO) auront lieu en janvier.
Aéroports et transports parisiens
Dans l’aérien, aucun préavis de grève n’a été déposé. Les aiguilleurs du ciel, qui sont fonctionnaires, peuvent toutefois s’associer aux préavis déposés dans la fonction publique. L’USAC-CGT, premier syndicat de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), appelle ses agents à la grève, tout comme Sud Aérien pour les personnels au sol dans les aéroports. La DGAC indiquera aux compagnies aériennes, d’ici mercredi, le volume de vols à supprimer, en fonction des déclarations d’intention d’arrêt de travail.
À la RATP, aucun préavis n’a été déposé. La CGT a cependant lancé en septembre un préavis illimité, qui pourrait être utilisé par les agents pour la journée du 5 novembre.





