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Artisanat de France / Gestion / Loi influenceurs : est-elle finalement une bonne affaire pour les créateurs de contenu ?

Loi influenceurs : est-elle finalement une bonne affaire pour les créateurs de contenu ?

  • La rédaction
  • 4 Nov 2026
  • Gestion

Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi influenceurs, les derniers chiffres de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) montrent une baisse des partenariats non signalés chez les créateurs de contenu. Publiées le 1er octobre à partir de près de 25 000 publications, ces données suggèrent qu’une transparence accrue va de pair avec une meilleure fidélité du public.

Loi influenceurs : est-elle finalement une bonne affaire pour les créateurs de contenu ?



Une loi d’abord perçue comme contraignante

La loi du 9 juin 2023 est arrivée après plusieurs mois de scandales, entre produits revendus à prix d’or et promesses d’enrichissement rapide. Une partie des créateurs de contenu l’a vécue comme une « mise sous tutelle ». Le texte a en effet alourdi les vidéos, complexifié les contrats et imposé un travail d’apprentissage du droit de la consommation, pour des bénéfices qui apparaissaient surtout aux autorités.

Les chiffres de l’ARPP dessinent aujourd’hui un tableau différent. Un partenariat commercial n’est pas signalé dans 10 % des publications des créateurs certifiés, contre 18 % pour les autres. Un an plus tôt, ces proportions étaient de 13 % et 39 %. L’ARPP précise que la méthode de l’étude a évolué d’une année sur l’autre, ce qui invite à la prudence dans la comparaison.

Une audience qui reste plus fidèle

D’après des chiffres de Kolsquare portant sur près de 196 000 créateurs de contenu au premier semestre 2026, relayés par l’ARPP, les profils certifiés ont conservé 75,7 % de leur audience, contre 64,6 % pour les autres. L’écart de onze points peut sembler modeste, mais il sépare, pour une activité qui dépend de sa communauté, une croissance d’un essoufflement.

Malgré ces résultats, la certification reste peu répandue. Au 30 septembre 2026,2 677 créateurs avaient obtenu le Certificat de l’influence responsable, pour près de 6 200 inscrits. Ce dispositif demande du temps de formation, que beaucoup de vidéastes, gérant leur activité en solo, hésitent à consacrer à une tâche qui ne rapporte pas immédiatement.

Des marques attentives à la responsabilité

Les annonceurs prennent, eux, en compte cet enjeu. La loi de 2023 rend la marque coresponsable des préjudices que ses partenaires causent au public. Dans ce cadre, la certification peut jouer un rôle comparable à celui d’un label, rassurant le partenaire sur le sérieux de la personne qu’il sollicite.

Selon les résultats de l’ARPP, les contenus des créateurs certifiés ne présentent aucun défaut sur ce point, contre 38 % pour les autres.


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