SNCF : les syndicats étrillent la prime de 400 euros et les mesures de pouvoir d’achat de la direction
La SNCF propose le versement fin novembre d’une prime de partage de la valeur de 400 euros, ainsi que la revalorisation de certaines indemnités. Mais les deux principaux syndicats du groupe ont vivement critiqué ces mesures, à la veille d’une grève unitaire, dans un contexte d’inflation.

Outre cette prime, la direction promet une revalorisation de 5% des allocations de frais kilométriques dès le 1er novembre. Les indemnités pour heures de nuit, dimanches et fêtes seront quant à elles revalorisées de 2% à la même date. Ces mesures concernent quelque 100.000 salariés qui assurent la continuité du service ferroviaire ou travaillent en horaires décalés. Elles s’ajoutent à celles annoncées après la grève du 10 juin, notamment une prime de 100 euros.
Des syndicats qui jugent les annonces insuffisantes
Pour la CGT Cheminots, les annonces de la direction pourraient être « comiques » si elles n’impactaient pas « de plein fouet la vie des cheminots ». Le syndicat relève que la direction a renvoyé les revendications aux discussions dans le cadre des NAO 2027 et à une table ronde fixée à mi-janvier. Alors qu’il exige unitairement l’ouverture de négociations salariales, la CGT estime que ces annonces sont « largement insuffisantes ».
Chez Sud Rail, la prime de 400 euros « ne répond pas à notre revendication centrale, une augmentation de salaire pérenne ». Le syndicat réclame 400 euros de plus par mois pour tous les cheminots. Il qualifie de « provocation » la revalorisation des primes, avec cette formule : « 80 centimes de plus pour aller travailler un dimanche ou un jour férié, il fallait oser ». Il estime également que la direction devra « repasser à la caisse pour 2026 » avant d’aborder les négociations pour 2027.
Une journée de mobilisation et des prévisions de trafic
Ces positions seront confrontées à la mobilisation de jeudi, qui s’inscrit dans une journée de manifestations et de grèves pour la préservation du pouvoir d’achat. Elle permettra à la direction et aux syndicats d’évaluer le degré de la colère des cheminots.
De son côté, la SNCF prévoyait un trafic TGV « légèrement perturbé », et « perturbé » sur la plupart des autres lignes, qu’il s’agisse des Intercités, des TER et des Transiliens en banlieue parisienne. Ces prévisions doivent être affinées mercredi.





