Automobile européenne : la production tient bon
La production automobile européenne a peu reculé en 2025, avec 14,11 millions de voitures fabriquées dans les usines du continent, soit à peine 1 % de moins que l’année précédente. Dans l’Union européenne, elle est restée pratiquement stable, à 11,85 millions d’exemplaires, et plusieurs pays ont enregistré une croissance.

L’Allemagne, premier producteur du continent avec 4,15 millions de voitures, progresse de 2 %. La Belgique gagne 5 % et le Royaume-Uni 17 %. La plus forte surprise vient toutefois de France, où la production a bondi de 17 %, pour dépasser le million de voitures.
Le chiffre mérite une précision : toutes les voitures produites en France ne sont pas françaises, et toutes les voitures françaises ne sont pas fabriquées en France. Ces données ont néanmoins le mérite de remettre quelques idées reçues à leur place.
Des situations contrastées
Cette bonne santé relative masque de fortes disparités. L’Espagne recule de 6 %, mais c’est surtout l’Italie qui souffre, avec une production en baisse de 23 %, à moins de 240.000 voitures. À plus long terme, l’Union européenne produit encore quelque trois millions de véhicules de moins qu’en 2019, avant la pandémie.
Autre signal, la part des voitures vendues dans l’UE qui y sont effectivement fabriquées ne cesse de diminuer. Elle est tombée à 68 % au premier semestre 2026, son plus bas niveau historique, tandis que la part des voitures importées de Chine atteint désormais 9 %. Il s’agit ici du pays de fabrication, et non de la nationalité des marques.
L’industrie européenne n’est donc pas en décrépitude, selon les chiffres cités, mais elle doit toujours faire face à une concurrence internationale très agressive.





