Commerces parisiens vandalisés après les violences du 17 octobre : ils pourront ouvrir le dimanche jusqu’au 22 novembre
L’État a autorisé exceptionnellement l’ouverture le dimanche de commerces parisiens touchés par les dégradations et pillages du 17 octobre. Selon la préfecture de la région d’Ile-de-France, cette mesure vise à « soutenir » ces établissements et à favoriser la reprise économique. L’information a été communiquée vendredi 6 novembre.

Dans un communiqué, la préfecture indique que le gouvernement a mis en place des mesures exceptionnelles à la suite des violences urbaines survenues les 17 et 18 octobre 2026. Elle précise qu’à Paris, des arrêtés préfectoraux viennent compléter les mesures économiques annoncées fin octobre, « en autorisant l’ouverture des commerces parisiens le dimanche, dans les arrondissements concernés ».
Trois dimanches consécutifs
Ces « autorisations temporaires de dérogation » à la règle du repos dominical concernent les commerces de détail alimentaires et les grands magasins des 1er, 2e, 3e, 4e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 15e et 20e arrondissements, précise la préfecture.
Les établissements concernés « pourront ouvrir exceptionnellement pendant trois dimanches consécutifs, à compter du 8 novembre », soit jusqu’au dimanche 22 novembre inclus. La préfecture ajoute que ce dispositif pourrait être « complété » et élargi aux « nouvelles branches qui en feront la demande ».
Une demande des commerçants
Fin octobre, la Ville de Paris avait recensé 451 commerces vandalisés lors des dégradations en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre. Depuis, les commerçants durement touchés par les violences urbaines réclamaient aux pouvoirs publics la possibilité d’ouvrir le dimanche, à l’approche de la période clé de Noël.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait expliqué à ce sujet : « C’est une demande des commerçants eux-mêmes, donc faciliter cette ouverture-là, c’est (y) répondre. »





