Le dernier fabricant français de roues de trains cherche un repreneur alors qu’il est en péril
Valdunes cherche un repreneur, a déclaré jeudi le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin. Des discussions sont en cours avec des candidats potentiels, mais il est encore trop tôt pour savoir si elles aboutiront.

Interrogé lors de son déplacement à la convention des intercommunalités de France, à Dunkerque (Nord), le ministre a indiqué que « Il y a des discussions qui sont menées avec de potentiels repreneurs », tout en précisant que « pour le moment, il est encore trop tôt pour pouvoir dire si cela aboutira ». Selon lui, « les services de l’État et les services du ministère de l’Industrie sont mobilisés pour essayer d’accompagner » ce processus.
Une entreprise de quelque 200 salariés en difficulté
La communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut a voté lundi une motion de soutien aux quelque 200 salariés de Valdunes, dernier fabricant français de roues de trains. L’entreprise dispose de deux usines, à Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes, et à Leffrinckoucke, près de Dunkerque, dans le Nord.
Reprise en mars 2024 par le groupe Europlasma, l’entreprise connaît de « graves difficultés de trésorerie » depuis cet été, alertait l’intercommunalité cette semaine. Valdunes avait été rachetée par ce groupe, bâti autour de la valorisation des déchets, dans une opération décrite comme périlleuse, mais hautement symbolique pour le gouvernement. Le président Emmanuel Macron s’était lui-même engagé à « se battre jusqu’au dernier quart d’heure pour Valdunes », après l’annonce, en mai 2023, du désengagement de son actionnaire chinois, MA Steel. Le site était alors érigé en emblème de la souveraineté industrielle française.
Des engagements financiers au cœur des critiques
Selon Bercy, Europlasma devait apporter 15 millions d’euros de fonds propres sur trois ans. L’État pouvait quant à lui intervenir à hauteur de 15 millions d’euros sous forme de prêt, et les collectivités locales jusqu’à 4 millions d’euros de financement du foncier et un million d’euros de subventions.
Les élus locaux du Valenciennois reprochent pour leur part au groupe de ne pas avoir tenu ses promesses. « Contrairement à ses engagements, le groupe Europlasma n’a pas réalisé d’investissement majeur dans l’outil de production et ne met pas en œuvre de stratégie dans la recherche active de nouvelles commandes », déplorent-ils.





