Gazole : Serge Papin assure que « plus de la moitié des stations ont baissé les prix »
Le gouvernement avait promis une baisse du prix du gazole à compter du 1er novembre. Selon Serge Papin, ministre du Commerce et des PME, cette baisse se diffuse désormais dans les stations-service, et plus de la moitié d’entre elles l’ont déjà appliquée.

Une baisse de 12 à 18 centimes déjà répercutée par une majorité de stations
Invité de RTL, Serge Papin s’est félicité que « les distributeurs jouent le jeu ». Il a affirmé que « plus de la moitié des stations ont baissé les prix de 12 à 18 centimes », ce qui signifie, selon lui, que « la grande majorité des Français a accès à un prix qui a baissé ».
Le gouvernement avait annoncé en octobre cette réduction de 12 à 18 centimes par litre. Elle devait être rendue possible par la vente à prix coûtant de barils issus des stocks stratégiques, dont 10 millions de barils doivent être libérés.
Toutes les stations ne sont toutefois pas logées à la même enseigne. Francis Pousse, du réseau Mobilians, qui représente notamment des stations-service indépendantes, se plaint que certains distributeurs n’aient pas bénéficié des déstockages en même temps que les grandes surfaces ou TotalEnergies. Selon lui, « les stocks stratégiques ont été donnés en priorité aux plus gros » et « on met du temps à les libérer pour les plus petits, ce qui va d’autant plus reculer l’application en station, en particulier rurale, de ces 12 à 18 centimes » de réduction.
Pour aider les petites structures, un prêt à taux zéro a été mis en place afin de soutenir leur trésorerie, a rappelé Serge Papin. L’objectif est de leur permettre d’appliquer la baisse au plus vite.
Des ouvertures dominicales facilitées pour les commerçants
Le ministre a également confirmé qu’il allait « demander dès cette semaine que les préfets puissent utiliser un arrêté » permettant aux commerçants de travailler trois dimanches supplémentaires. Cette mesure vise à compenser les pertes subies lors des derniers week-ends de manifestation.
Serge Papin a précisé que l’on pourrait aller au-delà de ces trois dimanches, mais que cette question « fera l’objet de négociations avec les organisations syndicales et patronales ». Il a rappelé que, selon la loi, les maires peuvent déjà autoriser l’ouverture des commerces 12 dimanches par an.





