Industrie : comment son pôle s’organise face au risque de submersion marine ?
Les premiers travaux du futur four électrique d’ArcelorMittal sont déjà visibles à Dunkerque (Nord). Mis en exploitation en 2029, le site sera construit à quelques centaines de mètres de la digue du Braek, dans un territoire exposé aux risques de submersion marine.

Cette bande de bitume, longue de six kilomètres, sépare la mer du Nord de la dérivation du canal de Bourbourg, qui borde la zone industrielle.
Un pôle industriel en zone basse
Le pôle industriel de Dunkerque accueille de nombreuses entreprises stratégiques, parmi lesquelles ArcelorMittal, Aluminium Dunkerque, Verkor, ProLogium, Orano-XTC New Energy, AstraZeneca, BASF, TotalEnergies, Dunkerque LNG et la centrale EDF de Gravelines.
Selon la préfecture du Nord, une partie du territoire « est située à des altitudes très basses, protégée par des digues ou des cordons de dunes délimitant des polders », c’est-à-dire des terres gagnées sur l’eau. La préfecture rappelle que le Dunkerquois a « été concerné à plusieurs reprises par des tempêtes exceptionnelles, notamment celles de 1949 et 1953 ».
La centrale de Gravelines face au risque d’inondation
Dans un rapport daté de 2024, Greenpeace a signalé le risque d’inondations temporaires, à l’horizon 2100, pour la centrale nucléaire de Gravelines. Le site pourrait ainsi se retrouver isolé comme une île à cause de la montée des eaux, alors qu’il doit accueillir deux EPR de nouvelle génération d’ici 2035. De son côté, EDF assure avoir pris en compte tous les impacts du changement climatique à venir.
Bertrand Ringot, vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) en charge de la politique de l’eau et maire de Gravelines, souligne que la question dépend du lieu. « Le sujet de la submersion marine n’est pas le même selon l’endroit où on se trouve », explique-t-il à La Tribune. « Moi, par exemple, à Gravelines, je n’ai pas de risque de submersion marine. Mon risque, c’est un débordement du chenal. »





