Washington sanctionne un nouveau réseau lié à Pyongyang
Le département américain du Trésor a annoncé des sanctions contre une entreprise et une dizaine de personnes, de nationalité nord-coréenne et russe, accusées d’avoir extorqué des entreprises américaines. Selon Washington, ce réseau aurait généré plusieurs millions de dollars, destinés en grande partie au financement des programmes nord-coréens de missiles et d’armes de destruction massive.

Le Trésor affirme que les personnes visées ont aidé à mettre en place un service d’assistance informatique destiné à des entreprises américaines. Les données de ces sociétés étaient volées afin de les contraindre à payer pour les récupérer.
Le Trésor estime que l’opération a rapporté plusieurs millions de dollars, dont « une large partie est récupérée par le gouvernement nord-coréen » pour financer ses programmes de missiles et d’armes de destruction massive. Dans le communiqué, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, dénonce le fait que « le régime nord-coréen continue de cibler et d’exploiter les entreprises américaines par des activités frauduleuses menées par ses agents informatiques à l’étranger, qui utilisent des données sensibles comme une arme et extorquent aux entreprises des paiements importants ».
« Nous mettrons tout en œuvre pour protéger les entreprises américaines contre ces activités malveillantes », a-t-il assuré.
Soutien de l’UE et de l’Australie
Selon Washington, l’Union européenne et l’Australie se sont associées à cette série de sanctions, qui vise une entreprise nord-coréenne et huit citoyens nord-coréens, tous basés en Russie, ainsi que deux citoyens russes. Les mesures entraînent le gel de l’ensemble des avoirs détenus directement ou indirectement aux États-Unis par les cibles, ainsi que l’interdiction d’utiliser le dollar dans leurs transactions.
Elles interdisent également à toute entreprise ou citoyen américain, ou étranger disposant d’établissements aux États-Unis, de faire affaire avec les entreprises ou personnes ciblées, sous peine de se retrouver à leur tour sous sanctions.
Un autre réseau visé par la Justice
Ces sanctions interviennent deux semaines après une série d’actions menées par le département de la Justice contre un autre réseau, impliquant deux Américains et au moins une dizaine de personnes basées en Chine. Il s’agissait là encore de services d’assistance informatique à distance, ayant généré trois millions de dollars de revenus au profit présumé d’entités sous sanctions internationales contrôlées par la Corée du Nord, selon le ministère.





