Ligne de TGV Toulouse-Bordeaux : SNCF Réseau donne son feu vert aux appels d’offres pour un trajet d’un peu plus d’une heure
SNCF Réseau a donné son feu vert, jeudi 5 novembre, au lancement de deux appels d’offres pour la conception et la réalisation de la future ligne de TGV entre Bordeaux et Toulouse, a indiqué le gestionnaire du réseau ferré national. Elle doit permettre de relier les deux villes en une heure et cinq minutes, d’ici 2032 au plus tôt.
Le conseil d’administration de SNCF Réseau a « validé » ce projet, qui doit être mené à bien par deux équipes distinctes. Dans un communiqué, l’entreprise indique que « le lancement des deux appels à candidature interviendra d’ici la fin de l’année ».
Cette infrastructure, connue sous l’acronyme de LNSO (Ligne nouvelle du Sud-Ouest), porte sur les axes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Elle doit être financée à 40 % par l’État, 40 % par les collectivités territoriales et 20 % par l’Union européenne. Sa première phase comprend la réalisation des lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, sur 327 kilomètres, ainsi que les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse (AFNT).
Deux projets qui se rejoindront
Le premier appel, baptisé Corea Ouest, porte sur la conception et la réalisation de la portion de ligne nouvelle située entre Saint-Médard d’Eyrans, au sud de Bordeaux, et Saint Colombe en Bruilhois, dans le Lot-et-Garonne. Le second, Corea Est, concerne la ligne entre Saint Jory, au nord de Toulouse, et Sainte Colombe en Bruilhois.
SNCF Réseau précise qu’il « conserve sa responsabilité de maître d’ouvrage en assurant le pilotage du projet, en fixant les exigences auxquelles devront répondre les futurs titulaires et en veillant à leur respect en matière d’environnement et d’intégration territoriale ». Le suivi des coûts, des délais et la coordination doivent être assurés par la Société du Grand Projet Sud Ouest (SGPSO), à laquelle participent tous les financeurs.
Un coût prévisionnel de 14 milliards d’euros
Signé le 18 février 2022 par l’État, les 24 collectivités composant la SGPSO et SNCF Réseau, le plan de financement fait état d’un coût prévisionnel total de 10,361 milliards d’euros 2020, c’est-à-dire à la valeur de l’euro en 2020. Il mentionne également un coût prévisionnel de 14 milliards d’euros courants, calculé à la valeur de l’euro estimée à la fin des travaux, par comparaison avec la valeur estimée en 2020, selon le site internet de la SGPSO.
Les financeurs rappellent toutefois que ces estimations sont « régulièrement mises à jour pour tenir compte des réalités des travaux et de l’évolution des conditions économiques et financières, comme l’inflation en particulier ».






