Mobilisation du 5 novembre : les syndicats maintiennent et amplifient leur appel
Sept syndicats de salariés ont été reçus, mercredi 21 octobre, par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Insatisfaits des réponses du gouvernement sur le pouvoir d’achat, ils maintiennent et amplifient leur appel à la mobilisation du 5 novembre.

Une rencontre jugée décevante par les syndicats
À l’issue de cet échange, les responsables syndicaux ont exprimé leur dépit. Selon eux, le rendez-vous n’a fourni aucun élément tangible, ou presque, sur leurs préoccupations, en particulier celles liées au pouvoir d’achat. Ils réclament des mesures sur ce sujet, qu’ils veulent voir figurer dans le budget pour 2027.
Tous les syndicats qui, au début d’octobre, avaient appelé à manifester et à faire grève le 5 novembre ont confirmé la journée de mobilisation, en veillant à ce qu’elle soit la plus massive possible.
La rencontre à Matignon fait suite à « l’adresse aux Français » qu’Emmanuel Macron a prononcée dimanche 18 octobre, au lendemain des violences survenues dans plusieurs centres-villes. Le président de la République avait déclaré que Sébastien Lecornu « réunira », à tour de rôle, diverses « formations », dont celles qui représentent les travailleurs.
Un courrier pour délimiter les discussions
Mardi, le Premier ministre a adressé à ses invités une lettre destinée à délimiter le champ des discussions prévues le lendemain. Deux « thématiques d’actualité essentielles » y figurent. D’une part, concilier « l’indispensable liberté de manifester » et la sécurité. D’autre part, examiner les doléances portées par « une partie de la jeunesse (…), en particulier les lycées et étudiants ».
À l’issue de la réunion, la CGT appelle à « généraliser la grève » du 5 novembre. Le syndicat souhaite que cette journée prenne une ampleur inédite, afin d’obtenir des avancées pour les salariés.





