Paraguay : le président Santiago Peña est emporté par l’effondrement d’une banque en ligne
La première banque numérique du Paraguay, Ueno, dont la moitié des Paraguayens possédait un compte, a été placée sous tutelle mardi. Le chef de l’État, mis en cause pour ses liens avec cet établissement, a présenté sa démission jeudi.
Jusqu’en début de semaine, une offre commerciale agressive attirait l’attention des rares visiteurs internationaux d’Asunción, la capitale, en face du Panthéon national des héros. Au comptoir du bar Nacional, des employés proposaient d’ouvrir un compte chez Ueno sur simple présentation d’un passeport étranger, à défaut d’une carte d’identité paraguayenne. L’avantage annoncé était immédiat : une réduction de moitié sur l’addition.
Josefina (*), la quarantaine, a recruté des dizaines de nouveaux clients entre deux commandes de spécialités locales, comme la soupe vori vori ou la marinera, une escalope de poisson frite. Cette ancienne serveuse fait aujourd’hui partie des victimes. « Du jour au lendemain, l’application de la banque en ligne a cessé de fonctionner, explique-t-elle. On n’a rien vu venir. Résultat, la banque a avalé mon dernier salaire. »
Une banque née d’une petite société de crédit
Ueno est née d’une petite société de crédit. La suite de l’article, réservée aux abonnés, n’était pas accessible dans la source, qui ne détaille donc pas davantage le parcours de l’établissement ni les circonstances de sa mise sous tutelle.






