Deux pétroliers visés par une attaque au large de l’Arabie saoudite
Deux pétroliers ont été touchés au large de l’Arabie saoudite, à plusieurs centaines de kilomètres du détroit d’Ormuz. L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a fait état de ces incidents ce samedi 17 octobre. Les équipages sont saufs.

Le premier navire se trouvait à 68 milles marins (environ 125 kilomètres) au nord-est d’Al-Jubayl, un important complexe pétrochimique saoudien. Selon l’UKMTO, il a été frappé par un « projectile d’origine inconnue ». Une seconde alerte a été émise peu après, à 78 milles marins de la même côte.
Le capitaine d’un autre tanker a signalé des tirs de roquettes RPG venus d’une embarcation légère, qui ont endommagé la partie arrière bâbord du navire. L’agence Reuters a précisé qu’aucun impact environnemental majeur n’avait été constaté dans l’immédiat. Les experts cherchent à déterminer si les deux signalements répondent à une attaque coordonnée.
La localisation de ces frappes inquiète les armateurs. Un cinquième du pétrole mondial transite par Ormuz, et les tirs touchent désormais le cœur des routes d’exportation saoudiennes. Téhéran revendique le contrôle du détroit et vise les navires qui s’y aventurent sans autorisation. En réponse, la marine américaine escorte les convois commerciaux, et l’amiral Cooper fait état de près de 400 navires escortés.
Les houthis, principaux suspects
Ces tirs en mer n’ont pas été formellement revendiqués. Le renseignement américain pointe toutefois la responsabilité des rebelles houthis du Yémen. Selon le Wall Street Journal, l’Iran continue de fournir formation, drones et données de ciblage à ces insurgés pour frapper les intérêts saoudiens.
Cet élargissement du conflit alimente la nervosité des marchés pétroliers et accentue la pression inflationniste à la pompe aux États-Unis.





