Le propriétaire des murs du magasin parisien réfute toute responsabilité dans son redressement judiciaire
Le BHV Marais a demandé son placement en redressement judiciaire, en accusant son bailleur, le fonds canadien Brookfield, de ne pas verser les indemnités nécessaires à sa relance. Le propriétaire des murs conteste ces accusations et affirme que le grand magasin parisien n’a pas respecté les conditions contractuelles requises pour les percevoir.

La demande de redressement judiciaire a été annoncée mardi par le grand magasin parisien, qui en pointe la responsabilité de son bailleur. Dans une déclaration transmise à l’AFP, Brookfield répond en termes fermes : « Brookfield dément catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour ».
Le fonds rappelle que le bail signé par les deux parties le 27 janvier 2026 prévoit que le paiement des indemnités ne peut intervenir qu’à l’issue d’une restitution conforme des espaces. Selon Brookfield, cette mise en conformité incombe au BHV, et cette obligation « n’est en aucun cas remplie par le BHV à ce jour ». Le bailleur juge que présenter la relance de l’enseigne comme dépendante de ses décisions « inverse totalement la réalité des faits » et conclut : « C’est l’inexécution des propres engagements du BHV qui conduit à la situation actuelle. »
Le BHV évoque un manque de « trésorerie qui lui est due »
Le BHV Marais avait annoncé plus tôt dans la journée avoir demandé l’ouverture de cette procédure, présentée comme un moyen de « sécuriser son plan de relance » et de « préserver l’activité et l’emploi ». Karl-Stéphane Cottendin, qui a repris l’emblématique enseigne du centre de la capitale en juin, reproche au bailleur de ne pas avoir versé les indemnités dues en échange de la restitution de la moitié du magasin.
Le président de l’enseigne résume la situation ainsi, selon son communiqué : « Ce qui manque aujourd’hui à ce magasin, c’est la trésorerie qui lui est due ». Le projet de relance s’appuie, d’après le communiqué, sur un plan d’investissement financé notamment par ces indemnités, contractualisées en échange de la restitution au bailleur, au printemps, de plus de la moitié du magasin. Or ces indemnités « n’ont pas été versées ».
Toujours selon le BHV Marais, l’absence de ces fonds a notamment empêché le réassort, tandis que le réaménagement du périmètre conservé a bloqué la relance. Les deux parties ne s’accordent donc pas sur l’origine du blocage : l’une évoque une obligation de mise en conformité non remplie, l’autre l’absence de versement d’indemnités contractualisées.





