UE : elle durcit ses règles sanitaires après l’affaire des laits infantiles contaminés à la céréulide
L’Union européenne durcit ses règles sanitaires applicables aux laits infantiles vendus sur son territoire. Annoncée vendredi, cette décision fait suite à l’affaire des lots contaminés à la céréulide, une toxine qui peut provoquer des vomissements dangereux chez les nouveau-nés. Les 27 États membres ont approuvé la mise en place d’un « critère permanent de sécurité sanitaire concernant la céréulide dans les préparations pour nourrissons », a indiqué la Commission européenne.
L’affaire remonte à décembre 2025, lorsque le groupe Nestlé a rappelé des dizaines de lots dans une soixantaine de pays, en raison de la présence potentielle de céréulide. D’autres fabricants ont été concernés par cette campagne, parmi lesquels les géants Nestlé (Guigoz, Nidal), Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima). Ces rappels se sont prolongés jusqu’en avril 2026.
Des limites maximales fixées à partir d’une évaluation scientifique
Selon l’Union européenne, la source de ces contaminations était l’utilisation d’un ingrédient importé de Chine : de l’huile contenant de l’acide arachidonique. La présence de la toxine dans les produits mis en vente résultait, selon la Commission, de « défaillances dans les processus de production » des fabricants.
Sur la base d’une évaluation scientifique réalisée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, les États membres ont approuvé des limites maximales strictes pour la présence de cette toxine dans les produits secs et liquides, a précisé la Commission vendredi. Selon ses termes, ces nouvelles normes sanitaires « serviront de référence pour les contrôles effectués sur les produits, tant par les exploitants du secteur alimentaire que par les autorités compétentes ».
Des mesures prises dans d’autres pays
En Chine, l’autorité nationale de régulation du marché avait enjoint aux fabricants de lait infantile, en février 2026, de procéder à des tests pour détecter la toxine identifiée dans le rappel mondial de ces produits. Cette toxine a été reliée à une société chinoise de biotechnologie.
En France, un rapport parlementaire avait préconisé en juin une mesure de ce type. Il pointait des lacunes dans les contrôles sanitaires, liées à l’absence de critères sanitaires spécifiques.






