Carburant : Emmanuel Macron sécurise 200.000 tonnes de diesel supplémentaires par mois aux Émirats et au Bahreïn
Emmanuel Macron est en visite dans le Golfe, au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar, un déplacement axé sur les approvisionnements en carburant. Le mardi 20 octobre, l’Élysée a annoncé la sécurisation, pour la France, de 200.000 tonnes de diesel par mois en provenance de Bahreïn et des Émirats arabes unis.

Dans le détail, 100.000 tonnes proviendront de Bahreïn et 100.000 tonnes des Émirats. Ces volumes s’ajoutent aux 95.000 tonnes par mois de diesel déjà sécurisées via l’Arabie saoudite pour octobre et novembre, précise la présidence française à BFMTV.
Cette annonce intervient alors que les prix du carburant ont atteint des sommets ces derniers mois, ce qui a amplifié la colère sociale. Selon le média, les prix de l’énergie sont lourdement affectés par le blocus du détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20 % du pétrole mondial avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Un effet sur les prix encore non quantifié
L’Élysée affiche un double objectif : « Nous sécurisons les quantités avec un objectif : que les Français ne manquent de rien et qu’on fasse baisser les prix. Dans cette situation de ni paix ni guerre, il faut sécuriser tout ce que nous pouvons sécuriser. Quand on apporte plus de volumes, ça aura un effet sur le prix, mais on ne sait pas le quantifier. » La présidence indique que l’acheminement sera géré par TotalEnergies.
Le PDG de l’entreprise, Patrick Pouyanné, a salué l’annonce : « Cela va rassurer les Français. On ne va pas manquer de diesel cet hiver. »
Un déstockage attendu à la pompe
Face à la hausse des prix à la pompe, le président français cherche à faire baisser la pression sur les hydrocarbures. Les pays du G7, dont la France assure la présidence cette année, ont convenu début octobre de prélever jusqu’à 100 millions de barils de gazole et de pétrole brut dans les quatre mois sur leurs stocks stratégiques.
La semaine dernière, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a assuré que les prix du gazole baisseraient pour les consommateurs « dès le 1er novembre » grâce à ce déstockage. Selon le gouvernement, la baisse attendue pourrait aller de 12 à 18 centimes par litre, ce qui représenterait « environ dix euros d’économies à chaque plein en moyenne ».





