Crédit agricole va accorder une augmentation générale à ses 77.000 salariés
Les quelque 77.000 salariés des caisses régionales du Crédit agricole vont percevoir une augmentation de salaire à compter du 1er novembre. Le groupe l’a annoncée le 27 octobre, à l’issue de la dernière séance de négociation avec les syndicats. Elle représente plus de 3 % de la masse salariale.

Le directeur général adjoint de la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA), chargé des ressources humaines, François-Xavier Heulle, a évoqué auprès de l’AFP un « budget relativement significatif » et une « vraie évolution […] pour l’ensemble des collaborateurs ». Cette enveloppe combine plusieurs dispositifs. Elle comprend d’abord une augmentation générale des rémunérations fixes de 2,2 %, assortie d’un plancher de 900 euros bruts par an pour les plus bas salaires. S’y ajoutent une enveloppe d’augmentation individuelle de 1,55 %, laissée à la main des responsables, ainsi qu’un éventuel complément décidé par chacune des 39 caisses régionales concernées, de même que par certaines filiales informatiques ou de formation.
« Toutes les parties avaient envie d’aller vers une signature »
Le syndicat Sudcam, l’une des organisations représentatives du personnel à la table des négociations, a salué une « avancée concrète » sur le réseau social professionnel LinkedIn. Il estime qu’elle « se traduira par des euros supplémentaires pour tous les collègues ». De son côté, François-Xavier Heulle souligne que « toutes les parties avaient envie d’aller vers une signature », après deux années d’augmentations plus faibles.
Les négociations se tiennent habituellement un peu plus tard dans l’année. Elles ont cette fois été avancées d’un mois, afin de répondre aux préoccupations des salariés en matière de pouvoir d’achat, selon le Crédit agricole. La mesure s’appliquera donc dès le 1er novembre, et non au début de l’année suivante.
Direction et syndicats ont également prévu de se revoir si l’inflation, mesurée à 3,1 % sur un an en septembre en France, « évolue beaucoup plus que prévu l’année prochaine », affirme François-Xavier Heulle.
Le Crédit agricole n’est pas le premier à ouvrir la saison des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans le secteur. BNP Paribas avait lancé le mouvement deux semaines plus tôt, en accordant à ses salariés sa première augmentation de salaire depuis trois ans. Les autres banques françaises ont plutôt eu recours, en fin d’année dernière, à des hausses ponctuelles ou individuelles, les banques mutualistes se montrant plus généreuses.





