Dette : la présidente de la Cour des comptes prévient qu’elle risque d’étouffer la France
La présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, met en garde contre le risque d’un « étouffement financier » pour la France si la trajectoire de la dette n’est pas maîtrisée. Dans un entretien à La Tribune Dimanche, elle affirme que le pays pourrait étouffer sous le poids de sa dette.
- La dette de la France risque d'étouffer le pays si elle n'est pas contrôlée.
- Le coût de la dette pourrait atteindre 90 milliards d'euros en 2024.
- Une hausse des taux d'intérêt ferait augmenter fortement cette charge annuelle.
- Il faut réduire le déficit public à moins de 5 % du PIB pour préserver la souveraineté.»

L’ancienne ministre des Comptes publics avertit : « Si nous ne maîtrisons pas la trajectoire de la dette, nous courons le risque d’un étouffement financier ». Elle chiffre déjà la charge de la dette : « La charge de la dette atteindra déjà 90 milliards d’euros l’année prochaine. »
Selon elle, « une hausse de 100 points de base des taux d’intérêt – soit un point de pourcentage – représente un surcoût annuel de 40 milliards d’euros à un horizon de sept ans. Soit trois fois le budget annuel de la Justice. »
« Indispensable » de ramener le déficit public sous les 5 % d’ici 2027
Pour éviter de perdre « nos marges de manœuvre et notre souveraineté », il est « indispensable » de ramener le déficit public sous la barre des 5 % d’ici 2027, insiste la présidente de la Cour des comptes.
Le projet de budget 2027 de la France, débattu à l’Assemblée nationale, vise à ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,4 % en 2026. Son adoption apparaît toutefois très incertaine, faute de majorité et à l’approche de l’élection présidentielle.





