Emirates : son bénéfice a été divisé par trois, sur fond de guerre, selon la compagnie aérienne auteur
Le groupe Emirates, propriétaire de la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient, a annoncé une chute de 66 % de son bénéfice net semestriel sur un an. Le résultat s’établit à 903 millions de dollars pour les six premiers mois de l’exercice fiscal, allant d’avril 2026 à mars 2027, contre 2,9 milliards de dollars à la même période de l’année précédente.

Les perturbations du trafic aérien et les restrictions de voyage liées au conflit au Moyen-Orient ont pesé sur les résultats de la compagnie. Ce conflit a été déclenché par les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le 28 février. Sur la période, les revenus d’Emirates ont reculé de 13 % sur un an, à 15,5 milliards de dollars.
Le fret comme bouée de secours
Dans un communiqué, le président-directeur général du groupe, le cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum, reconnaît que « ces six derniers mois ont été éprouvants », évoquant « des défis régionaux sans précédent et les prix élevés du pétrole ». Il souligne toutefois que « la demande des clients est restée solide » et que les activités de fret ont apporté une contribution importante.
Selon le dirigeant, cette activité a permis de maintenir un chiffre d’affaires et une trésorerie à un niveau satisfaisant. Il reconnaît néanmoins que les prix mondiaux du kérosène ont doublé par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui pèse sur les coûts de la compagnie.
D’après le même communiqué, le nombre de salariés du groupe a diminué de 2 %, à 128 237 personnes. Par ailleurs, les bénéfices nets de Dnata, une autre filiale du groupe qui fournit des services à l’aéroport de Dubaï, ont chuté de 56 % sur un an, à 84 millions de dollars.





