Emmanuel Macron se félicite de la baisse du gazole grâce aux stocks stratégiques
Le président Emmanuel Macron s’est félicité, lundi 2 novembre, du début de recul du prix du gazole à la pompe, qu’il attribue à la libération de stocks stratégiques et non à une baisse de la fiscalité. D’après les données officielles réunies par franceinfo, le prix moyen du gazole s’établissait à 2,283 euros dans les stations-service françaises lundi à 16 heures.
Une mesure exceptionnelle
Cette baisse intervient après la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les Etats-Unis et Israël à la fin février 2026. Le 12 octobre, le gouvernement a annoncé la mise à disposition des distributeurs de 10 millions de barils de gazole issus de ses stocks stratégiques, vendus à prix coûtant. La répartition devait se faire selon la part de marché de chaque distributeur en 2025, pendant trois mois.
Selon les objectifs du gouvernement, la sortie de ces réserves devait réduire de « 12 à 18 centimes » le prix du litre à la pompe.
Le choix de ne pas toucher à la fiscalité
Depuis plusieurs semaines, plusieurs partis politiques réclament le blocage des prix du gazole ou une baisse des taxes sur les carburants. L’exécutif a toutefois fait le choix de ne pas intervenir sur la fiscalité, et Emmanuel Macron souligne que la diminution observée résulte de la gestion des stocks stratégiques.
Le chef de l’Etat affirme que « le résultat est là : plus d’une dizaine de centimes de baisse par litre de gazole ». Il insiste sur le fait que cette action a été menée « sans toucher aux taxes » et « sans démagogie ».
Sur le réseau X, il a également écrit : « Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre car les prix restent élevés. Et nous restons humbles et vigilants compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent. »
Sur RTL, le ministre du Commerce, Serge Papin, a de son côté affirmé que le prix du gazole avait baissé de « 12 à 18 centimes » d’euros par litre dans « plus de la moitié » des stations-service en France. Selon Le Monde, la mesure concerne 10 millions de barils de gazole, libérés pendant trois mois à prix coûtant aux distributeurs.






