Énergies renouvelables : dopées par la crise d’Ormuz, elles pèseront près de la moitié de l’électricité d’ici cinq ans
La crise énergétique née du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait accélérer le développement des énergies renouvelables (EnR) dans le monde. Selon le rapport Renewables 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la capacité électrique renouvelable mondiale pourrait augmenter de près de 4 800 gigawatts (GW) entre 2026 et 2031.
Ce volume représenterait près de 60 % de plus que ce qui a été ajouté au cours des six dernières années, d’après le même rapport. Pour Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, « les énergies renouvelables sont un pilier clé du secteur électrique mondial. Aujourd’hui, elles représentent un tiers de la production mondiale d’électricité ; au cours des cinq prochaines années, ce sera la moitié ».
Les estimations évoquent une part de 43 à 47 % de la production mondiale d’électricité à horizon 2031, selon les scénarios, contre 33 % en 2025.
Se protéger de la volatilité des prix des hydrocarbures
Les pays ne déploient plus le renouvelable par souci de l’environnement, mais pour renforcer leur sécurité énergétique et réduire leur exposition à la volatilité des prix du pétrole et du gaz importés. Dans ce contexte, les EnR apparaissent comme une réponse à la crise du détroit d’Ormuz, qui frappe le monde entier depuis le mois de février.
Ces technologies produisent de l’énergie localement et peuvent être rapidement déployées. Énergéticiens, entreprises et particuliers se tournent désormais vers elles.
Un accès élargi à l’électricité
Les installations à petite échelle, comme le solaire en toiture, ont déjà permis d’améliorer l’accès à l’électricité d’environ 70 millions de ménages dans le monde, d’après le rapport.






