États-Unis : 500 missiles Patriot vendus à l’Ukraine, mais Zelensky craint un envoi trop tardif
Le gouvernement américain a approuvé la vente de 500 missiles intercepteurs Patriot à l’Ukraine, pour un montant dépassant les deux milliards de dollars. Cette vente doit encore être entérinée par le Congrès américain, et aucun calendrier n’a été avancé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’inquiète déjà des délais de livraison.

La décision a été annoncée vendredi dans un communiqué du département d’État. Le texte précise le mode de financement de cette vente : « L’Ukraine paiera avec des contributions venant du Canada, d’Allemagne et de Norvège (…) et avec des fonds nationaux financés par le prêt de soutien de l’Union européenne ». Le gouvernement américain souligne également « qu’aucun fonds américain n’est engagé ».
Le calendrier reste toutefois incertain. Dans la soirée, Volodymyr Zelensky a indiqué sur X que « les livraisons ne pourront commencer que dans quelques années ». Il a néanmoins salué « une décision forte du département d’État américain ». Les intercepteurs Patriot sont jugés précieux par Kiev, car ce sont les seuls capables d’abattre les missiles russes plus sophistiqués. Ce dossier s’inscrit dans des tensions récentes entre Kiev et Washington.
« Nous demandons à nos partenaires américains de trouver une solution pour le moment où il y aura un réel danger et un véritable besoin d’utiliser des intercepteurs », a appelé Volodymyr Zelensky. La semaine précédente, il avait déjà accusé les États-Unis de retarder à dessein les livraisons de missiles Patriot à son pays.
Des capacités de défense sous pression
Mercredi, le président ukrainien a détaillé la situation de ses stocks. « En moyenne, 12 missiles (Patriot) par mois : voilà ce que nous recevrons en 2026 », a-t-il déclaré. Il a également évoqué une « pénurie importante de missiles NASAMS », intercepteurs de fabrication norvégienne. Le lendemain, il a appelé à « des actions justes et résolues de l’Amérique et de l’Europe face à l’escalade russe ».
Des attaques qui se poursuivent
Les attaques russes se poursuivent sans relâche, à l’exception d’un répit autour d’Olechky, dans le sud du pays. Un cessez-le-feu localisé y est entré dans son quatrième jour, ce qui en fait le plus long depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.
Des négociations entre Russes et Ukrainiens, sous médiation américaine, doivent se tenir en novembre aux Émirats arabes unis. Elles visent à trouver une issue à un conflit qui est le plus meurtrier sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.





