Europlasma se dit » à la disposition des autorités compétentes «
Le groupe Europlasma, en difficulté financière et engagé dans plusieurs cessions, se dit prêt à coopérer avec la justice après un signalement de la Direction générale de l’armement (DGA) concernant les Forges de Tarbes, seule usine de production d’obus pour les canons Caesar. Le groupe a confirmé vendredi soir la saisine de la procureure de la République par la DGA.

Europlasma indique se tenir « naturellement à la disposition des autorités compétentes ». Il précise que ses filiales, les Forges de Tarbes, ont été « informées, par voie de presse, de la saisine de la procureure de la République par la Direction générale de l’armement (DGA), en application de l’article 40 du Code de procédure pénale ». À ce jour, la société ne dispose pas d’informations complémentaires sur cette procédure, mais elle assure pouvoir apporter « tout élément utile » aux autorités.
Le groupe détient également la Fonderie de Bretagne, actuellement en liquidation judiciaire, ainsi que les Forges de Tarbes, qui fournissent la défense nationale. Dans son communiqué, Europlasma précise que les discussions engagées en vue de la cession de son pôle Défense n’ont, à ce jour, « pas permis de conclure un accord définitif ».
Une activité déficitaire
Les pertes du groupe se sont nettement creusées en 2025, selon ses derniers résultats annuels publiés en juin. Spécialisé à l’origine dans le secteur de la dépollution, Europlasma avait alors reconnu des « tensions de trésorerie », en raison notamment du « caractère déficitaire de la majorité de ses activités ».
En avril, le groupe avait annoncé être en négociations exclusives avec un investisseur français pour lui céder ses activités liées à la défense, parmi lesquelles figurent les Forges de Tarbes. Une autre société du groupe, le métallurgiste nordiste Valdunes, est également à la recherche d’un repreneur, a déclaré jeudi à l’AFP le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin.
Interrogé sur ces déclarations publiques, Europlasma indique qu’il « prend acte » des propos tenus le 15 octobre, qu’il va en étudier les conséquences et qu’il communiquera « dès que possible ».





