Filière bois : touchée par une liquidation, elle cherche de nouveaux débouchés industriels
La liquidation de Fibre Excellence, intervenue en juillet, fragilise l’ensemble de la filière bois du Sud. Le site de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, est liquidé, avec 270 emplois directs, tandis que celui de Saint-Gaudens, en Occitanie, bénéficie d’un sursis.

Longtemps considéré comme un fleuron de l’industrie papetière, le groupe laisse un vide important pour l’ensemble du secteur. Dans le Sud, la filière bois compte 1 800 établissements et 12 500 emplois. Il s’agit essentiellement de TPE et de PME, aujourd’hui secouées et fragilisées par la perte d’un pilier de la filière.
Avant sa liquidation, Fibre Excellence absorbait 30 à 35 % du volume de bois récolté dans le Sud, soit 200 000 tonnes par an. Sa fermeture, quasi soudaine, a pris de court les professionnels du secteur.
Des débouchés à trouver
Les professionnels n’ignoraient pas les difficultés rencontrées par l’entreprise. Depuis le mois d’avril, « l’usine ne prenait plus de bois », explique Florent Bigo, directeur de Fibois Sud, l’interprofession de la filière régionale. Il faut désormais trouver et stabiliser des solutions à court terme et à moyen terme.
L’usine de GazelEnergies, à Gardanne, est l’acteur industriel géographiquement le plus proche. Elle a déjà absorbé, depuis plusieurs mois, une partie du volume régional. Ce volume devrait atteindre au total 35 000 tonnes d’ici la fin de l’année, puis 150 000 tonnes l’an prochain.
Cette alternative a été rendue possible par un arrêté modificatif d’urgence pris par la Préfecture à la mi-septembre, pour la période 2026-2027. Il ouvre ainsi un débouché à la filière. La centrale biomasse Sylvania, située à Brignoles, dans le Var, est également mise à contribution, alors que son plan d’approvisionnement se limite à 100 km alentour.





