Tupperware : des » synergies » avec le groupe sont probables
Le tribunal de commerce d’Orléans a tranché, ce mercredi 14 octobre, l’avenir de la verrerie Duralex, installée à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret). Parmi deux offres de reprise, il a retenu celle de l’entrepreneur français Cédric Meston, qui présente à La Tribune sa vision pour ce nouvel actif industriel.

Après avoir sauvé de la liquidation Tupperware France, puis les pneus reconditionnés Léonard (anciennement Black Star), l’entrepreneur indique travailler sur le dossier Duralex depuis le mois d’avril. Il décrit une marque qui parle à tout le monde, qui rappelle « des souvenirs d’enfance avec ses verres incassables ». « Nous ne pouvons pas laisser tomber cette usine », affirme-t-il, tout en reconnaissant un projet « très difficile et très engageant ».
Une question d’expertise industrielle
Interrogé sur les nombreux sauvetages qu’a traversés la verrerie ces dernières années, Cédric Meston estime que la réussite ne dépend pas uniquement des moyens financiers. Selon lui, l’expertise industrielle compte tout autant. « Il faut être les meilleurs dans son domaine quand il s’agit de relancer une entreprise », souligne-t-il, ajoutant que cela conduit parfois à prendre des décisions difficiles.
Il s’appuie notamment sur la nouvelle CEO de Duralex, Silham El Kasmi, qui compte 23 ans d’expérience dans la verrerie industrielle.
Une gestion financière plus stricte
Le repreneur se prononce également sur le modèle de la Scop. « Sur le papier, une Scop c’est bien mais dans la pratique, c’est hasardeux », juge-t-il. Selon lui, redresser une société industrielle demande un gros plan de restructuration, et dans le cas d’une Scop, les collaborateurs sont à la fois juges et parties.
Cédric Meston annonce par ailleurs qu’il mettra en place une gestion financière beaucoup plus stricte que celle des précédents propriétaires. Chaque mois, un bilan comptable sera partagé avec l’ensemble des salariés.





