Forges de Tarbes : de nouveaux repreneurs se positionnent
Les Forges de Tarbes, seule entreprise française à fabriquer des corps creux d’obus de 155 millimètres pour le canon Caesar de KNDS, sont placées en redressement judiciaire, mais plusieurs repreneurs potentiels se manifestent. Le maire de Tarbes fait état de quatre acteurs industriels candidats, auxquels s’ajoutent deux marques d’intérêt supplémentaires selon le ministre de l’Industrie.

Depuis le 13 octobre, l’entreprise traverse une période difficile, et elle a notamment cessé de payer ses fournisseurs. Le tribunal de commerce de Tarbes a prononcé le placement en redressement judiciaire le 26 octobre, à la demande de son propriétaire, le groupe Europlasma. Malgré cette procédure et un équipement industriel vétuste, marqué par des pannes à répétition, les candidats à la reprise ne manquent pas. Le site emploie à date 64 collaborateurs.
Des candidatures encore confidentielles
Pascal Claverie, maire de Tarbes, a indiqué à La Tribune qu’il a rencontré certains des candidats. « Il y a quatre acteurs industriels candidats. J’en ai rencontré certains d’entre eux. Sur les quatre, deux me plaisent particulièrement car ils ont démontré leurs capacités à reprendre des actifs industriels et à les relancer. Les deux autres sont très bien aussi mais j’ai une préférence. Quel qu’il soit, nous sommes face à des professionnels sérieux de la défense et de la forge », a-t-il déclaré. Tenu par un accord de confidentialité, l’élu ne peut pas dévoiler leurs noms.
De son côté, le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a révélé lors d’une séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale, mercredi 4 novembre, que deux marques d’intérêt supplémentaires avaient été enregistrées pour ce site industriel.
D’après nos informations, l’entreprise Setforge, groupe Farinia, installée à L’Horme, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, ferait partie des repreneurs intéressés par Les Forges de Tarbes. Setforge aurait fait le déplacement à Tarbes pour examiner l’outil industriel de l’entreprise en redressement judiciaire.
Une septième piste portée par la Région
La Région Occitanie a également activé son réseau d’industriels et identifié une septième piste de repreneur qu’elle juge sérieuse, et française. Dans ce dossier complexe et symbolique, la collectivité se fait accompagner par des consultants externes spécialisés dans la défense. Elle mobilise aussi son agence de développement économique, Ad’Occ.





