Artisanat de France
  • Achats
    • Fournitures
  • Aménagement
    • Mobilier
    • Sécurité
  • Commercial
  • Informatique
  • Communication
    • Evenementiel
  • Gestion
    • Juridique
    • Administratif
  • Ressources Humaines
    • Formation
  • Services

Artisanat de France / Gestion / IA : assiste-t-on vraiment aux prémices d’un krach ?

IA : assiste-t-on vraiment aux prémices d’un krach ?

  • La rédaction
  • 27 Oct 2026
  • Gestion

La dette émise par les fournisseurs d’infrastructure de l’IA et les néoclouds perd la confiance des investisseurs, qui doutent que les revenus futurs de la technologie permettent de rentabiliser des dépenses colossales. La valeur des obligations émises par les grandes entreprises de la tech américaine, utilisées pour financer la construction de centres de données, a récemment reculé.

IA : assiste-t-on vraiment aux prémices d’un krach ?



Les néoclouds, nouvelle génération de fournisseurs conçus pour l’ère de l’IA, sont particulièrement touchés. Les obligations de CoreWeave, l’un des acteurs les plus connus du secteur, ont chuté, et sa valeur boursière a fondu d’un tiers depuis début octobre, tout comme celle de sa rivale Nebius. D’autres signes apparaissent : OpenAI a repoussé en septembre son entrée en bourse à 2027, Sam Altman citant des inquiétudes liées aux risques posés par la technologie. L’opérateur australien Firmus, financé par Nvidia, a quant à lui annulé une introduction en bourse qui devait être la plus importante d’une génération en Australie, face à la frilosité des marchés.

Les causes de la panique

À l’origine de ces remous figurent les investissements sans précédent des géants américains dans les centres de données, destinés à combler la pénurie de puissance de calcul. Selon le cabinet de recherche SemiAnalysis, spécialisé dans les semiconducteurs, une puce B200 de Nvidia se loue actuellement plus de six dollars de l’heure, soit le double d’il y a six mois. Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft et Oracle prévoient de dépenser 800 milliards de dollars en infrastructures cette année, soit le double de l’an dernier.

Ces entreprises ne peuvent plus compter uniquement sur leurs réserves de cash, pourtant considérables, et doivent recourir à la dette, ce qui les a conduites à émettre une quantité sans précédent d’obligations. Les marchés craignent que la hausse du chiffre d’affaires permise par l’IA ne soit pas assez rapide pour justifier ces investissements. Le 22 octobre, l’action de Meta, dont les investissements ont dépassé au troisième trimestre l’argent généré par son activité, a ainsi chuté de 7 % en bourse.

Selon un papier présenté fin septembre par l’économiste Stijn Van Nieuwerburgh, il faudrait que l’IA dégage 3 725 milliards de dollars de revenus annuels d’ici 2032 pour que les propriétaires de centres de données atteignent leur seuil de rentabilité, soit environ 9,2 % du PIB américain projeté pour 2032. Hanno Lustig, économiste à Stanford, estime de son côté sur son blog que « les revenus américains de la puissance de calcul sont de l’ordre de 300 milliards de dollars ».

La bulle est-elle en passe d’éclater ?

Une telle croissance paraît d’autant moins probable que les revenus générés par l’IA progressent déjà moins vite que prévu. Selon l’économiste Noah Smith, lorsqu’OpenAI a annoncé un chiffre d’affaires annualisé de seulement 50 milliards de dollars, au lieu des 68 milliards attendus par certains, plusieurs valeurs technologiques ont reculé, dont Nvidia et certains hyperscalers.

Les rapports trimestriels d’Anthropic montrent que son chiffre d’affaires annualisé a progressé de moins de 50 % entre le deuxième et le troisième trimestre, après avoir plus que doublé entre le premier et le deuxième. « La croissance reste impressionnante, mais elle ralentit nettement », souligne Noah Smith. L’entreprise préparerait son entrée en bourse pour novembre.

Le chiffre d’affaires d’OpenAI et d’Anthropic compte donc beaucoup : si ces entreprises ne sont pas payées, les hyperscalers ne le seront pas non plus. Le risque est aggravé par le fait que la bulle de l’IA tend à s’autofinancer, Nvidia investissant dans ses propres clients, dont Firmus, CoreWeave et OpenAI. La faillite d’un maillon de la chaîne aurait donc des effets en cascade.

La phase de flottement actuelle témoigne de l’inquiétude des marchés, mais il n’y a pas encore de vent de panique qui signerait un krach majeur de l’IA. Les investisseurs vont continuer de suivre attentivement l’évolution des revenus de cette technologie.


Suivez-nous sur Google News

  • Meta : une levée de fonds massive se prépare pour suivre OpenAI et Anthropic dans l’IA
  • Assurance chômage : elle prévoit un déficit de 600 millions d’euros en 2027 si les prélèvements restent inchangés
  • Microsoft abandonne un mégaprojet d’IA au Royaume-Uni
← Article précédent Article suivant →
  • Dette française : Moody’s maintient sa note et conserve une perspective négative
  • Glucksmann accuse La France insoumise d' » organiser une hostilité  » contre sa campagne
  • Un pirate informatique revendique avoir diffusé des données de LFI, Renaissance et du PCF
  • Impôts : le fisc va prélever une grosse somme à de nombreux Français ce lundi
  • Heures creuses : ce qui va changer pour vos factures à partir du 4 novembre
Partenaires
  • Actualités Business
  • Rachat de crédit

© 2026 Artisanat2France