À Marseille, le dessalement de l’eau de mer se prépare pour pallier le manque d’eau
La start-up marseillaise Seawards présente un prototype de dessalement d’eau de mer qui pourrait, à terme, jouer un rôle pour le secteur industriel. Installé sur le port de pêche de Saumaty, au nord de Marseille, au milieu de la filière de pêche locale, cet appareil préfigure peut-être le rôle que le dessalement pourrait un jour tenir dans l’industrie.

À terme, chaque unité, qui aura la taille d’un conteneur de quarante pieds, pourra produire jusqu’à 200 m³ d’eau potable par jour, en moins de douze heures. Ce volume correspond aux besoins de 1000 à 1200 personnes. La teneur en sel de cette eau ne dépassera pas 0,5 gramme par litre, soit, selon les termes employés, « les normes occidentales de qualité de l’eau ».
Derrière ce prototype se trouve la start-up Seawards, créée en 2021 par Hubert Montcoudiol et Hervé de Lanversin. Basée à Marseille, l’entreprise met en œuvre une méthode de dessalement par cryo-séparation, qui permet de produire de l’eau potable tout en limitant l’impact environnemental du procédé.
Des marchés de petite et moyenne taille
Seawards cible les marchés de petite et moyenne taille dans des environnements stratégiques : les ports et marinas, les sites touristiques côtiers, les petites villes côtières et les îles où la demande en eau est forte. Hubert Montcoudiol résume ces territoires comme des « zones où il y a urgence ».
Les industriels, de forts consommateurs d’eau
Les industriels utilisent beaucoup d’eau pour refroidir leurs machines de production. Ils pourront être alimentés par une ou plusieurs unités, selon leurs besoins. Solution agile et propre, le dessalement par cryo-séparation est aussi moins énergivore, ce qui présente, selon la start-up, l’avantage d’amoindrir les coûts de production et de moins subir l’effet « montagnes russes » du coût de l’énergie.
Les datacenters, eux aussi consommateurs d’eau, ne constituent en revanche pas une priorité, insiste le cofondateur.





