Midterms 2026 : les marchés financiers saluent la défaite de Trump et des républicains
Après les Midterms, les marchés mondiaux ont salué la victoire des démocrates. Les investisseurs misent sur une baisse des dépenses publiques aux États-Unis, ce qui fait reculer les taux d’emprunt des grandes économies, tandis que les fabricants de semi-conducteurs perdent du terrain.

Pour les analystes de Schroders, ce résultat signifie le retour à une gouvernance divisée à Washington. « Cette situation est historiquement favorable aux marchés, car un blocage institutionnel limite les dépenses publiques », estiment-ils.
Hausse des indices et chute des taux
Dans les premiers échanges après l’ouverture à New York, le S&P 500 gagnait 1,69 %. Le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques, progressait de 2,07 %, et le Dow Jones, qui regroupe des entreprises plus traditionnelles, de 2,39 %. En Europe, l’indice Stoxx 600, qui rassemble les 600 plus grandes capitalisations européennes, avançait de 1,87 %. Paris gagnait 2,21 %, Francfort 2,24 %, Milan 2,58 % et Londres 1,81 %.
Vers 14h30, le rendement à dix ans américain baissait à 4,92 %, contre 4,96 % la veille en clôture. Le mouvement a gagné l’Europe, où le taux de la dette française, très scruté depuis plusieurs semaines en raison des blocages budgétaires et des incertitudes politiques hexagonales, reculait nettement à 4,85 %, contre 4,95 % la veille.
Selon Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM, les marchés, avec « une probabilité bien plus faible de nouveaux plans de dépenses massifs », espèrent « un regain d’espoir d’assainissement budgétaire ». La perspective d’une amélioration sur le front de la guerre au Moyen-Orient explique aussi ce mouvement d’optimisme. Ce conflit provoque depuis plusieurs mois une hausse du pétrole et de l’inflation, qui fait flamber les taux d’emprunt.
Pétrole, dollar et or
Vers 14h40, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 2,97 %, à 100,52 dollars, et celui de WTI américain reculait de 2,96 %, à 93,25 dollars. Le dollar, lui, pâtissait du scrutin. Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank, une moindre dépense publique « pourrait entraîner une croissance plus lente que prévu, surtout si l’essor de l’IA ralentit ».
L’euro gagnait 0,58 % face au billet vert, à 1,1259 dollar. L’or, valeur refuge, progressait de 2,67 %, à 4.034 dollars l’once, et l’argent de 4,31 %, à 52,94 dollars.
Les valeurs de l’IA en recul
Pour Thomas Hempell, chef de recherche macroéconomique chez Generali, « la principale crainte des marchés est que la réglementation en matière d’IA puisse se durcir et que le développement des infrastructures d’IA puisse ralentir ». Les entreprises de semi-conducteurs et de puces électroniques, principales bénéficiaires des importants investissements des géants de la tech, reculaient à New York : Micron perdait 3,36 %, Broadcom 1,31 % et Nvidia 1,61 %.
En Europe, STMicroelectronics cédait 2,50 %, Infineon 2,08 %, BE Semiconductor Industries 2,51 %, ASML 3,36 % et ASM International 4,58 %. À l’inverse, les valeurs des énergies renouvelables profitaient de la défaite des républicains, qui leur sont hostiles. Le danois Vestas, numéro un mondial des éoliennes, prenait 2,96 %, Orsted 4,68 %, Nordex 6,21 %, l’espagnol EDP Renewables 3,75 % et l’allemand RWE 0,60 %.





