Artisanat de France
  • Achats
    • Fournitures
  • Aménagement
    • Mobilier
    • Sécurité
  • Commercial
  • Informatique
  • Communication
    • Evenementiel
  • Gestion
    • Juridique
    • Administratif
  • Ressources Humaines
    • Formation
  • Services

Artisanat de France / Gestion / Porte-avions France Libre : « Chez nous, c’est 4.000 euros net par mois » chez ses sous-traitants

Porte-avions France Libre : « Chez nous, c’est 4.000 euros net par mois » chez ses sous-traitants

  • La rédaction
  • 7 Nov 2026
  • Gestion

Environ 800 entreprises seront mobilisées pour la construction du France Libre, le porte-avions à propulsion nucléaire de nouvelle génération qui doit entrer en service d’ici 2038. Une maquette du bâtiment est exposée au salon Euronaval, à Villepinte, au nord de Paris, où certaines sociétés engagées dans le projet voient déjà s’ouvrir des perspectives.

Porte-avions France Libre : « Chez nous, c’est 4.000 euros net par mois » chez ses sous-traitants



Lors de la présentation de ce « géant des mers » à 10 milliards d’euros, le chef de l’État, Emmanuel Macron, estimait que 800 entreprises seraient mobilisées en France, dont 80 % de PME. Il avait déclaré : « Cet investissement de la nation pour son indépendance, sa souveraineté, crée des emplois en France, développe des compétences en France. »

Parmi les entreprises concernées figure Di Sante, basée à Saint-Jean-De-Maurienne, en Savoie. Elle est chargée de construire les portes de hangar du futur porte-avions français. Son dirigeant, Damien Di Sante, évoque un contrat d’environ quatre millions d’euros, qu’il qualifie d’« hyperdimensionnant » pour l’entreprise. « Ça va permettre de pérenniser l’activité à coup sûr », affirme-t-il. Le travail doit être rendu en 2034, et la société en est pour l’instant à la phase d’étude, qui mobilise une douzaine de personnes. La fabrication en atelier débutera en 2028, avec des portes en acier de plusieurs mètres de long.

« Le cheval de bataille c’est le recrutement »

Pour mener à bien cette commande, l’entreprise cherche une quarantaine de personnes, notamment des chaudronniers. Il s’agit de métiers en tension. « Chez nous, quelqu’un en usinage, c’est 4.000 euros net par mois », indique Damien Di Sante, qui considère ce niveau de salaire comme un argument pour se démarquer de la concurrence.

Lorsque le recrutement devient trop compliqué, l’entreprise se tourne vers l’apprentissage. « On forme des gens, on mise plus sur le savoir-être que sur le savoir-faire », explique le dirigeant.

Des commandes qui « vont irriguer tout le territoire »

Comme le Charles de Gaulle, le France Libre sera doté d’une propulsion nucléaire, grâce à deux chaufferies nucléaires. Cette technologie permet au bâtiment de gagner en autonomie, puisqu’il n’a pas à se ravitailler régulièrement en carburant. L’entreprise Technicatome travaille sur ce volet. « On est dans les premières discussions sur France Libre en 2019/2020. On est déjà à bord du projet quand il est annoncé », se souvient Hugues Martin, directeur des réacteurs de défense chez Technicatome.

Dans cette société, entre 300 et 500 personnes seront mobilisées sur le dossier. « 200 entreprises en France vont recevoir nos commandes, ça va irriguer tout le territoire », prévoit Hugues Martin, qui se félicite que 95 % des achats soient réalisés en France. Pour les fournisseurs, le programme est « une énorme bouffée d’oxygène qui leur donne de la visibilité ».

Le nouveau porte-avions aura un poids de 78.000 tonnes, contre 42.000 pour celui actuellement en service. Il devra naviguer à 27 nœuds, soit environ 50 km/h. Les chaufferies nucléaires du France Libre seront 1,5 fois plus puissantes que celles du Charles de Gaulle et produiront deux fois plus d’énergie, selon Hugues Martin. Ce dernier cite comme avantages « la mobilité, l’autonomie à pleine vitesse et la compacité », qui « libère de la place sur le porte-avions ». Ces deux chaufferies doivent être fabriquées d’ici 2032, avant d’être acheminées à Saint-Nazaire pour leur assemblage.


Suivez-nous sur Google News

  • Porte blindée : comment la poser et l’entretenir ?
  • Le porte-clés, un atout publicitaire de choix
  • Elon Musk : comment de vieux moteurs d’avion très polluants alimentent ses centres de données
  • Alertes à la bombe en Europe : une dizaine de vols commerciaux et un paquebot sont visés
← Article précédent
  • Private equity : une crise se profile pour 2028
  • Alstom révise à la baisse ses prévisions pour le semestre
  • Salaires : le gouvernement réunit syndicats et patronat lundi pour en discuter
  • Anthropic pourrait revoir sa valorisation à la baisse avant son entrée en Bourse
  • État et régions : pourquoi leur relation tourne au « je t’aide, moi non plus »
Partenaires
  • Actualités Business
  • Rachat de crédit

© 2026 Artisanat2France