Recherche publique française : elle devient championne d’Europe des brevets déposés
La recherche publique française occupe une place importante dans le classement européen des demandes de brevets en 2025. Selon les données publiées par l’Office européen des brevets (OEB), trois organismes français figurent parmi les quatre premiers déposants, et la France se classe deuxième en Europe pour le nombre de spin-offs issues de la recherche.

Avec 729 demandes de brevets déposées en 2025, le CNRS arrive en première position. Ses dépôts concernent principalement la pharmacie, les biotechnologies et les technologies de mesure. Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) se classe troisième avec 528 demandes, derrière l’institut allemand Fraunhofer. L’OEB souligne que l’organisme français est notamment « incontournable dans les semi-conducteurs et les énergies bas-carbone ». L’Inserm occupe la quatrième place avec 432 demandes.
Les universités françaises en bonne place
Les universités françaises figurent également dans ce classement. L’Université Paris Cité atteint le neuvième rang européen, et Sorbonne Université le onzième. Selon l’OEB, ces deux établissements « enregistrent une forte dynamique d’innovation interdisciplinaire ».
Mehdi Gmar, directeur général délégué à l’innovation du CNRS, insiste sur le rôle du transfert vers le monde économique : « Accélérer le transfert des découvertes scientifiques vers les entreprises est aujourd’hui un enjeu majeur pour transformer les connaissances issues de la recherche publique en innovations concrètes ».
633 spin-offs, la France derrière le Royaume-Uni
La France compte 633 spin-offs issues de la recherche, ce qui la place au deuxième rang européen, derrière le Royaume-Uni. Selon l’OEB, 64,5 % de ces entreprises sont encore en phase d’amorçage et recherchent leurs premiers financements. Une proportion de 22,4 % se trouve en phase d’accélération, contre 4,1 % ayant atteint un stade de maturité avancée, notamment avec des levées de fonds importantes ou des valorisations supérieures à 500 millions de dollars.
Enfin, 9 % de ces spin-offs ont été rachetées par de grands groupes, toujours selon l’OEB.





