Carburants : le gazole baisse de plus de 15 centimes dans 6.000 stations, le gouvernement promet la suite
Les prix du gazole continuent de reculer en France, après la mise sur le marché de stocks stratégiques. Selon le gouvernement, 6.000 stations-service sur 10.000 ont déjà baissé leur prix, de 12 centimes en moyenne, et de plus de 15 centimes pour 4.000 d’entre elles.

Mardi, lors d’un point presse à Bercy aux côtés du ministre de l’Économie Roland Lescure, le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué que le mouvement devrait se poursuivre. « Ça va continuer dans les jours qui viennent, puisque petit à petit, ce sont bien les 10.000 stations qui vont baisser leur prix », a-t-il déclaré. Il a aussi souligné que c’était « la première fois que les stocks stratégiques servent à faire baisser les prix ». « D’habitude, c’était pour régler les problèmes de pénurie », a-t-il rappelé.
Début octobre, l’exécutif avait annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole, issus des réserves stratégiques. L’objectif était de soulager un marché sous tension depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Il s’agissait d’augmenter rapidement les volumes disponibles sur le marché français pour faire reculer les prix, sans attendre une détente durable des cours internationaux du pétrole.
La guerre des prix à la pompe
La baisse s’est accélérée depuis dimanche 1er novembre, avec des remises parfois supérieures aux 18 centimes annoncés par le gouvernement. E.Leclerc a décidé de réduire de 21 centimes le prix du litre de gazole dans ses 742 stations-service. De son côté, TotalEnergies a ramené le prix du diesel à 2,15 euros dans les 705 stations de son réseau Access.
La concurrence entre distributeurs accentue également le mouvement. TotalEnergies s’est engagé à plafonner ses prix, et son patron, Patrick Pouyanné, a promis de proposer systématiquement un gazole un centime moins cher que celui vendu chez E.Leclerc.
La baisse reste toutefois très inégale d’une station à l’autre, notamment en raison des différences de stocks et des délais d’approvisionnement. Sa poursuite dépendra largement de l’évolution des cours du pétrole, qui restent très sensibles aux développements du conflit au Moyen-Orient.





