La confiance des ménages français tombe à son plus bas niveau depuis 2013
La confiance des ménages français a reculé de cinq points, pour s’établir à 80, selon l’Insee. Un tel niveau n’avait plus été atteint depuis juin 2013, alors que les analystes prévoyaient une stabilité à 85 points.

La moyenne de longue période de l’indicateur de confiance des ménages est de 100, sur la période 1987-2025. L’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l’Insee interroge chaque mois un échantillon de 2 000 foyers afin de capter leurs opinions en matière d’épargne et de consommation.
Cette baisse s’accompagne d’un recul des anticipations sur la situation financière et la capacité d’épargne des ménages, qui diminuent en raison des inquiétudes liées à l’inflation. Les Français portent aussi un regard nettement plus pessimiste sur le niveau de vie à venir en France, tandis que leurs préoccupations au sujet du chômage augmentent à nouveau.
Une hausse des prix perçue et attendue
Les craintes des ménages ne se limitent pas à leur propre situation. Ils anticipent aussi une reprise de l’inflation. La proportion de ménages jugeant que les prix ont beaucoup augmenté au cours des douze derniers mois progresse nettement : le solde d’opinion correspondant gagne huit points, après une hausse de six points en septembre, et s’éloigne davantage de sa moyenne de longue période.
La part des ménages qui pensent que les prix vont accélérer dans l’année à venir continue également de croître. Le solde associé progresse de deux points et reste nettement supérieur à sa moyenne de longue période.
Un crédit qui reste orienté à la hausse
Ce repli de la confiance intervient alors que la dynamique du crédit en zone euro demeure légèrement positive. En septembre, la croissance annuelle des prêts bancaires aux entreprises est restée stable, même si les flux nets mensuels ont diminué, en particulier pour les prêts de plus de cinq ans.
Selon l’enquête trimestrielle sur les banques (Bank Lending Survey, BLS) menée par la Banque centrale européenne, un nouveau ralentissement est signalé au quatrième trimestre, concernant aussi bien les prêts aux entreprises que ceux aux ménages.





