Pétrole : comment les tycoons ont raflé la mise avec Trump
Dans son livre Petroleum Club, paru le 14 octobre chez Grasset, le journaliste Benoît Morenne s’intéresse aux entrepreneurs de l’industrie pétrolière américaine. Au fil de son enquête menée dans les clubs privés des grandes villes pétrolières, il a été frappé par la résilience de ce secteur, presque imperturbable face au changement climatique.

Richissimes, truculents et parfois inquiétants, ces entrepreneurs ont rarement eu autant de pouvoir que pendant la deuxième présidence de Donald Trump, selon le journaliste. Interrogé par La Tribune sur la promesse « Drill, baby drill », c’est-à-dire l’intensification des forages pétroliers, il estime que cette ambition de campagne reposait sur une vision fantasmée de la réalité.
Les États-Unis étaient déjà le premier producteur mondial de pétrole et de gaz, rappelle-t-il. Dépeindre le pays comme un pays en déclin sur ce point était donc faux, et la promesse n’avait pas vraiment de sens. Selon Benoît Morenne, l’industrie pétrolière l’a néanmoins accueillie comme une rhétorique destinée à la soutenir, à rebours du discours du président Joe Biden, qui voulait sortir des énergies fossiles.
Le journaliste souligne enfin que les Américains aiment rappeler que ce n’est pas le gouvernement qui creuse, mais les entreprises privées.





