Train : l’an passé, les Européens ont pris le rail comme jamais, l’Allemagne et la France en tête
Les Européens n’ont jamais autant pris le train qu’en 2025. Selon Eurostat, le trafic ferroviaire atteint 457 milliards de passagers-kilomètres, un niveau jamais égalé depuis le début de ces statistiques en 2004.

Cette hausse représente une progression annuelle de +2,6 %. Par rapport à 2019, avant la crise du covid, le total est supérieur de 14 %. Ce résultat est présenté comme une bonne nouvelle pour l’environnement et pour le report modal face à la voiture et à l’avion.
Le passager-kilomètre (pkm) est une unité de mesure qui correspond au transport d’une personne sur un kilomètre. Le total se calcule en multipliant le nombre de passagers sur chaque étape par la longueur de cette étape.
Avec 111,8 milliards de pkm pour l’Allemagne et 110,6 milliards pour la France, ces deux pays sont en tête. Ensemble, ils représentent « près de la moitié du total pour l’UE », peut-on lire. À l’autre extrémité du classement, « 6 pays de l’UE ont enregistré moins de 1 milliard de pkm ».
Les Hongrois, les Français et les Autrichiens aiment particulièrement le train
En nombre de passagers, l’Allemagne arrive également en tête avec 3 milliards de voyageurs, devant la France (1,3 milliard), l’Italie (800 millions) et l’Espagne (700 millions).
En France, la SNCF a transporté 168,4 millions de passagers sur Inoui, Ouigo et Eurostar en 2025. Ce chiffre correspond à une croissance annuelle de 3,5 % et à un niveau de fréquentation record. Il faut y ajouter les TER, les trains de banlieue en Île-de-France et les Intercités.
Rapporté au nombre d’habitants, le classement change. La Hongrie affiche le nombre le plus élevé de passagers-kilomètres par habitant, avec 1.692, suivie par la France (1.606) et l’Autriche (1.588). À l’opposé, la Grèce (69), la Lituanie (164) et la Bulgarie (226) enregistrent les chiffres les plus bas.





