Alerte à la bombe sur plusieurs avions survolant la France : le gouvernement annonce une enquête
Un vol Ryanair devant relier Lisbonne à Rome vendredi matin a fait l’objet d’une « menace de bombe » qui s’est avérée être une fausse alerte. Dans la même journée, onze vols au départ ou à destination de Prague et de Sofia ont également été visés par de fausses alertes, tandis que quatre nouvelles alertes ont été émises sur des avions survolant le territoire français.
Le vol concerné est le FR8197. L’alerte a été donnée alors que l’appareil censé l’assurer effectuait encore sa liaison précédente, en provenance de Rome, et s’approchait de l’aéroport de Lisbonne. La police portugaise a indiqué dans un communiqué que l’Unité Spéciale de Police (UEP) avait procédé à une inspection de sécurité de l’aéronef, « sans qu’aucun engin explosif ni objet suspect n’ait été détecté ». Tous les passagers et leurs bagages ont ensuite été « à nouveau soumis à un contrôle de sécurité », sans anomalie.
Quatre alertes au-dessus de la France
Les quatre appareils survolant le territoire français ont atterri « sans encombre », selon Matignon, qui a précisé que les services de déminage procédaient aux inspections de sécurité. Trois d’entre eux se sont posés à Orly et le quatrième à Bordeaux, d’après une source informée du dossier. Les services du Premier ministre ont ajouté qu’une enquête était en cours pour déterminer l’origine de ces alertes, « qui touchent toute l’Europe ».
À Prague, la porte-parole de l’aéroport a détaillé les vols visés. Les menaces concernaient des arrivées en provenance du Danemark, de Grande-Bretagne et de deux vols d’Espagne, ainsi que des départs à destination des Pays-Bas, de Chypre, de Roumanie, d’Italie et de Grande-Bretagne. Un autre porte-parole a indiqué que de « nouvelles menaces » avaient été reçues, faisant état de la pose d’engins explosifs « dans un plus grand nombre d’avions » que lors des précédentes alertes. Il a toutefois assuré que le fonctionnement de la plateforme restait « normal et fluide ».
En Bulgarie, le ministère des Transports a précisé que deux vols à destination de Sofia, en provenance de Londres Stansted et de Bruxelles, avaient fait l’objet d’alertes. Ils ont atterri sans incident.
Une vingtaine de vols visés jeudi
Ces alertes font suite à une série de fausses alertes survenues en début de semaine. Selon plusieurs autorités et compagnies aériennes, au moins 20 vols, pour la plupart de compagnies low-cost, avaient été visés jeudi en fin d’après-midi. Tous les avions, dont trois ont été déroutés, ont atterri sans incident, et aucun explosif n’a été retrouvé.
Aucune revendication n’a été faite pour l’ensemble des vols. Certaines menaces, envoyées aux aéroports de Rome et de Sofia, affirmaient toutefois émaner de « combattants de l’État masculin ». Ce nom semble renvoyer à un mouvement ultranationaliste russe, sans qu’il soit possible de vérifier ce lien.
L’aéroport britannique de Birmingham a indiqué à l’AFP avoir reçu une menace similaire, dans laquelle le groupe était désigné sous le nom d’« État des hommes ». Elle s’est avérée être « un canular ». L’aéroport d’Heathrow, à Londres, a de son côté reçu une menace « jugée non crédible ». Enfin, l’armée de l’Air française a annoncé que deux de ses avions de combat avaient escorté en Normandie un appareil de la compagnie irlandaise Aer Lingus, qui reliait Dublin à Rome, après une alerte émise par les autorités italiennes.






