Microsoft : des départs volontaires sont proposés à environ 60.000 salariés dans quatre pays
Microsoft va proposer un plan de départs volontaires à 60.000 salariés aux États-Unis, au Canada, en Inde et au Royaume-Uni, a annoncé le groupe lundi. Cette offre concerne environ 27 % de ses effectifs actuels et intervient six mois après un premier dispositif du même type, alors que l’entreprise investit massivement dans l’intelligence artificielle.

La firme de Redmond, dans l’État de Washington, employait 223.000 personnes fin juin. En avril, elle avait déjà proposé un premier plan à environ 8.750 salariés américains. Selon le groupe, la nouvelle annonce ne concerne toutefois que certaines divisions.
Dans un message adressé aux salariés, la directrice des ressources humaines, Amy Coleman, décrit ce dispositif comme « un autre moyen d’adapter leurs effectifs à l’évolution des besoins ». Elle ne cite pas explicitement le tournant de l’intelligence artificielle, qui pèse pourtant sur les investissements du groupe. Dans une note consultée par Bloomberg, elle précise : « Cette offre permet aux employés admissibles qui envisagent un avenir hors de l’entreprise d’effectuer cette transition dès maintenant, avec un accompagnement. »
Le groupe avait déjà proposé des départs volontaires aux salariés en âge de prendre leur retraite au mois de juillet. Plusieurs dizaines de milliers d’employés ont par ailleurs été licenciés ces dernières années, alors que les effectifs totaux sont restés plutôt stables, selon les derniers chiffres communiqués au mois de juin et rapportés par Bloomberg.
Des investissements massifs dans l’IA
Cette annonce intervient avant la publication des résultats financiers de l’entreprise, prévue cette semaine. Le secteur technologique est secoué par des inquiétudes liées à la rentabilité des investissements massifs nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.
Le premier éditeur de logiciels au monde a considérablement augmenté ses dépenses dans ce domaine. Microsoft prévoit d’investir 175 milliards de dollars dans des infrastructures d’IA cette année. Le groupe américain a également signé avec le champion français de l’intelligence artificielle, Mistral, un accord de « plusieurs milliards » de dollars portant sur l’utilisation de la puissance de calcul de ses infrastructures en Europe.





